

Ce 11 juin, à la Maison des fêtes et des familles, la compagnie Lunée l’Ôtre, installée à Vénissieux, présentait Grands Déménagements. Ce spectacle a été conçu avec les élèves des classes UPE2A (Unité pédagogique pour élèves allophones arrivants) de l’école Anatole-France et du collège Elsa Triolet et leurs trois enseignantes : Mmes Viel, Dauvergne et Riallot.
En préambule, Malvina Migné (de Lunée l’Ôtre) expliquait : « Nous nous sommes vus cinq fois avec les primaires et six fois avec les collèges. Le choix a été prix de n’avoir que la compagnie sur scène. Le spectacle s’est construit à partir des histoires que nous ont racontées les élèves et les collégiens. Nous sommes soutenus par la Cité éducative et la Métropole. »
Il fut question de départ, de déménagement, de souvenirs qu’on laisse et qu’on amène dans les valises, et de l’arrivée. Les élèves étaient originaires du Maghreb, Sénégal, Guinée équatoriale, Congo, Iran, Italie, Arménie, Turquie, Afghanistan, Soudan, Tchétchénie…
« Les élèves ont enregistré leurs voix et participé aux décors, intervint Sonia Viel, enseignante à Anatole-France. C’était très émouvant pour eux, et aussi délicat, périlleux et joyeux. Certains ont pleuré, les plus grand étaient contents. Et puis, c’était très bien de travailler avec la compagnie. Ces filles sont géniales ! Elles font totalement confiance aux enfants. »
Le 15 juin, la classe de Sonia Viel recevait l’autrice Laura Tirandaz, en partenariat avec La Machinerie. Chargée des relations avec les publics à La Machinerie, qui regroupe le Théâtre de Vénissieux et l’équipement de musiques actuelles « Bizarre ! », Hélène Béranger expliquait : « Sonia est venue nous trouver pour nous parler de son désir de recevoir une artiste dans sa classe. Nous lui avons proposé Laura Tirandaz, que nous avons programmée pour Raffut, qui est poète et bien d’autres choses et qui a l’habitude de faire des ateliers avec les enfants. »


La classe a également été voir le spectacle Salti, au Théâtre de Vénissieux, et les enfants chantonnent encore aujourd’hui la tarentelle qu’on y entendait. « J’ai fait trois séances avec eux, notait Laura Tirandaz. Nous nous sommes enregistrés ici, à Anatole-France, avec l’ambiance de la classe, de l’école et, parfois, de la rue. Ils étaient dix enfants et ont inventé une histoire. »
Laura les a fait travailler à partir de mots. Ils ont enregistré des phrases et des chansons en trois langues : le français, le pachto et l’arabe. « Elle a fait un gros travail de prise de sons, se réjouissait Sonia Viel. Laura est une magicienne qui arrive à capter des choses. Et les enfants ont fait de gros progrès en français ! »
Dans la salle de classe de l’école Anatole-France, plusieurs parents étaient présents pour assister à la séance. Ils étaient contents et, lorsqu’on a demandé aux enfants s’ils avaient quelque chose à dire, ils ont répondu : « Merci ! »




































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