
Le site de Vénisieux sera-t-il touché par cette restructuration ?
Huit ans après avoir été malmenée par un Plan de sauvegarde de l’emploi (PSE), l’Afpa, « le premier organisme de formation professionnelle qualifiante », s’apprête à affronter un nouveau plan social. Selon les syndicats, le « plan de transformation » qu’a présenté la direction lors du conseil d’administration du 15 septembre envisage de supprimer 867 postes d’ici à 2029.
Comme l’établissement public emploie près de 5 700 salariés, la casse pourrait toucher environ 15 % des effectifs. Dans le même temps, 400 embauches seraient prévues, notamment pour travailler sur le développement commercial.
La direction identifie les deux difficultés qui ont conduit à l’élaboration de ce plan : « Une dépendance forte à la commande publique, en décalage avec la réalité du marché », ainsi qu’un « outil de production surdimensionné ».
Deux chiffres expliquent les difficultés financières de l’Afpa : le chiffre d’affaires a chuté de 25 % en quatre ans ; le nombre de stagiaires formés a baissé de 39 % sur cette même période.
Les mesures présentées le 15 septembre dernier mentionnent la fermeture de 30 centres de formation sur les 142 que compte le réseau. En contrepartie, 13 nouveaux sites en location pourraient être ouverts. Et quatre projets de regroupement ont été identifiés, à Marseille, Toulouse, Bordeaux et Rennes.
La fronde des syndicats
Pour l’heure, rien n’indique que les centres de l’Afpa Lyon, tous deux basés dans le Sud-Est lyonnais, à Saint-Priest et Vénissieux, sont menacés de fermeture. Les deux implantations avaient déjà plutôt bien résisté à la précédente restructuration, contrairement à celle de Rillieux-la-Pape, contrainte de fermer en 2020.
L’Afpa Auvergne-Rhône-Alpes confirme l’ouverture d’une information-consultation assortie d’un PSE. Mais ne donne pas plus de détails sur la situation locale : « Nous réservons la primauté de l’information aux représentants du personnel, par respect des règles du dialogue social. Dans la région, les discussions seront lancées lundi 28 septembre. »
De son côté, l’intersyndicale (CGT, FO et Sud) appelle à participer à la journée nationale de grève et de manifestations interprofessionnelles dans la fonction publique du mardi 29 septembre : « Réduire les effectifs permet de réduire les charges à court terme, mais cela réduit d’autant la capacité de l’Afpa d’exercer ses missions qui sont l’accueil, l’accompagnement et la formation des publics. »
Petite lueur dans la tempête : l’Etat s’engage financièrement à hauteur de 180 millions d’euros sur trois ans. Le remboursement, étalé sur un temps long, sera garanti par la vente de biens immobiliers.






























Derniers commentaires