

Entre 2024 et 2025, l’hôpital des Portes du sud a enregistré une augmentation de 3,5 % des prises en charge au service des urgences. — Photo Emmanuel FOUDROT
Une augmentation de 3 % des prises en charge à l’hôpital, de 5,10 % à la clinique, ainsi que de 3,5 % aux urgences. Entre 2024 et 2025, les Portes du sud ont réussi à regagner en attractivité au sein du territoire. « Nous avons eu une tension au niveau des urgences début 2025, mais la situation est désormais stable », assure David Bellencontre, directeur de l’établissement de santé depuis avril dernier.
Avant d’arriver aux Portes du sud, David Bellencontre a exercé dans différents groupes hospitaliers. Il est passé par Clermont-Ferrand, Vichy, puis Trappes, où il était directeur de l’Hôpital privé de l’Ouest Parisien, détenu par Ramsay Santé. « Devenir directeur d’un établissement de santé privé d’intérêt collectif est une nouveauté pour moi, explique-t-il. C’est un nouveau challenge, une structure à remonter et à redynamiser. » Son objectif, à la tête des Portes du sud, est « d’apporter une offre de soins complète et adaptée à la population du sud lyonnais. »
Depuis la reprise des Portes du sud par le groupe Pauchet Santé, les engagements pris auprès de l’Agence régionale de santé et du tribunal ont été tenus, assure le directeur : « Les autorisations ont été renouvelées et nos volontés sont affichées. » L’année dernière, le groupe a investi près de 1,3 million d’euros pour moderniser ses équipements et améliorer la prise en charge des patients.
Au-delà du soin
« Nous voulons être polyvalents, souligne-t-il. Nous avons obtenu de nouvelles autorisations pour la chirurgie oncologique digestive et depuis janvier nous avons un nouveau service médical, nous proposons les soins médicaux et de réadaptation (SMR). » Au total, 24 lits d’hospitalisation y sont destinés et en mars, dix lits en hôpital de jour seront proposés. Tous les patients issus des services des Portes du sud ou d’ailleurs pourront venir pour récupérer leur autonomie et leurs capacités avant de retourner à leur domicile. « C’est dans la continuité de notre offre de soins, nous avons la totalité des filières : médecine, chirurgie, gériatrie, EHPAD, maternité, on suit le fil de la vie. Nous proposons aussi un accès spécialisé en urologie, qui n’existait pas auparavant, ainsi qu’en digestif et hépato-gastroentérologie. Pour les patients, cela signifie des parcours plus fluides et des délais de prise en charge plus courts. »
Depuis la reprise, l’EHPAD s’est agrandi et propose trois nouvelles chambres, passant de 82 à 85. Côté maternité, malgré une baisse des naissances (1017 en 2024 contre 944 en 2025), l’établissement continue son travail pour obtenir le label Initiative hôpital ami des bébés (IHAB). Après avoir réaménagé des chambres pour les rendre plus accueillantes, l’hôpital propose de nombreux ateliers pour accompagner les parents, de la grossesse à l’arrivée du bébé. « Nous avons des portes ouvertes pour que les parents puissent visiter l’hôpital, rencontrer les équipes, comprendre le parcours de naissance. » Des temps pour apprendre à prendre soin du nouveau-né, à le porter, à l’allaiter, ou même l’accueillir dans une fratrie, sont aussi organisés : « nous allons au-delà du soin », estime David Bellencontre. Un gros travail de sensibilisation est également mené sur l’importance du peau-à-peau et de ses bienfaits, de la naissance aux premières heures du bébé.
Une communication digitale forte
Ce travail est montré notamment sur les réseaux sociaux de la maternité des Portes du sud. On la retrouve sur Instagram et TikTok. On peut y découvrir le nombre de naissances, les prénoms les plus donnés, les nouveautés au sein du service. Le groupe Pauchet fait de la communication digitale une priorité. Un de leurs posts arrive même à cumuler plus de 500 000 vues.
Le groupe a même lancé une application nommée « Pauchet Santé », qui permet aux utilisateurs de découvrir les différents soignants des hôpitaux du groupe. Un travail est aussi fait avec les différents partenaires locaux tels que la Ville de Vénissieux, la Métropole ou bien la Communauté professionnelle territoriale de santé (CPTS) de Vénissieux et Saint-Fons. « Nous sommes impliqués dans des événements locaux en lien avec la santé comme Octobre rose ou bien Mars bleu. » Des rencontres et des échanges sont réalisés avec les autres établissements de santé du secteur : « on travaille tous ensemble pour partager nos forces ou s’entraider lorsqu’il y a des manques. »
Pour l’avenir, David Bellencontre porte de nombreux projets à développer. Il souhaite notamment poursuivre les recrutements et doter l’établissement de nouvelles spécialités. Un travail autour de l’intelligence artificielle est en cours. « On discute avec nos médecins pour voir comment créer un travail coordonné pour l’intégrer aux diagnostics tout en rappelant que ça reste un outil. » Cette technologie est déjà utilisée par les Portes du sud pour faciliter le traitement de certaines missions administratives : « cela laisse plus de temps à nos médecins pour les analyses et le repérage ».
Avec les équipes, ils vont aussi continuer le déploiement du SMR, de la maternité, renforcer le service d’oncologie et développer l’hôpital de jour, qui est un service en croissance dans l’ensemble de la France. « L’établissement s’est consolidé mais est toujours en développement. On peut y arriver grâce à l’engagement de nos équipes médicales, paramédicales et administratives, qui font un travail remarquable », conclut David Bellencontre.


































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