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ALVP et CLAM-V : entente de circonstance

Sans une entente ponctuelle, les jeunes basketteuses des deux clubs auraient été privées de championnat. Mais cela n’augure pas d’une fusion selon les dirigeants. 

Que faut-il attendre de cette entente concernant seulement deux équipes de jeunes féminines ?

Julien Clavet (directeur sportif de l’ALVP) : Il n’y a ni fusion, ni désir d’un rapprochement progressif entre les deux clubs. Seulement une réponse concrète à un besoin urgent, afin de permettre à deux équipes féminines de démarrer leur championnat en septembre.

François Simon (président du CLAM-V) : On ne fait que répondre à un problème devenu récurrent sur cette tranche d’âge,  l’insuffisance des effectifs. Afin de revenir à une situation normale, on espère attirer davantage de filles dans ces deux catégories, en fin de saison 2022-2023. Il ne s’agit pas d’une entente pérenne.

Concrètement, comment allez-vous procéder pour mettre en place cette entente partielle ?

J.C. : Une prochaine réunion avec parents et filles permettra de clarifier la situation. Nous, dirigeants des deux clubs, avons déjà tracé les grandes lignes de cet accord.

F.S. : On ne part pas de zéro. Pour l’équipe des U15 filles, on pourra proposer deux équipes. Au CLAM-V, on a déjà un entraîneur, Lionel Sarda, qui est opérationnel. Et à l’ALVP, Cristia Limery qui dirige déjà les U13 filles sera chargée de cette entente.

Ces deux équipes joueront-elles sous les couleurs de l’ALVP ou du CLAM-V ?

F.S. : Il faudra trouver un nom, « l’Entente vénissiane » par exemple pour ces deux équipes, on y réfléchit. Statutairement, les basketteuses concernées auront une double licence car on le répète, il s’agit d’une entente ponctuelle. Dès l’année prochaine, elles repartiront, on l’espère, dans leur club d’origine.

J.C. : Ce ne sont que des détails techniques : trouver un nom, une couleur de maillot. Concernant les créneaux pour les entraînements, on les a déjà au CLAM-V et à l’ALVP, aux gymnases Jacques-Anquetil, Jean-Guimier et Alain-Colas…  

Qu’est-ce qui peut faire capoter ce projet ?

F.S. : Rien. On peaufine les détails entre nous, on va se réunir avec les familles pour leur expliquer cette entente qui globalement ne changera en rien les habitudes des sportives et des parents.

J.C. : On doit déposer un dossier à la direction du comité départemental de basket-ball. Je la vois mal refuser la validation. Cette entente permet d’éviter le forfait de deux équipes.

Anticipons. On sait que vous avez du mal à recruter dans ces catégories féminines, des U15 aux U18. Si dans un an on en est au même niveau, devrez-vous poursuivre cette entente ?

F.S. : On ne s’est pas penché sur la question puisqu’on en est à notre première entente officielle, mais probablement. Toujours pour éviter un forfait.

Peut-on exclure une éventuelle entente dans d’autres catégories, et pas seulement féminines, si un problème d’effectif survenait ?

J.C. : Là encore, c’est dans le domaine du possible.

À plus ou moins long terme, peut-on imaginer une fusion des deux clubs ?

F.S. : Je ne le pense pas. On sait que la municipalité verrait d’un bon œil la constitution d’un seul club, ce qui est cohérent. Mais le CLAM-V et l’ALVP ont leur propre histoire, leur spécificité et leur singularité. Et pas forcément les mêmes objectifs ou perspectives…

J.C. : Ce qui n’empêche pas d’avoir de très bons rapports entre nous. Depuis quelques années, les dirigeants des deux prennent contact, font un point, discutent. Quelques joueurs et joueuses ont même fait des allers et retours entre Alain-Colas et Jean-Guimier, des mouvements au coup par coup.

Comment se portent vos clubs respectifs aujourd’hui ?

F.S. On tourne à 170/180 licenciés, le Covid est passé par là. On peut compter sur sept équipes masculines, une autre mixte et trois équipes féminines. Notre équipe fanion senior va disputer les play-off pour une éventuelle accession en Régionale 3. Mais le parcours s’annonce périlleux.

J.C. : Notre équipe fanion féminine quitte le niveau national, on veut progresser dans tous les domaines. On retrouve presque nos effectifs d’avant Covid, avec quelque 310 licenciés.

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