Conseil de quartier Charles-Perrault : 

mal logement et économie parallèle

Le 4 novembre dernier, c’était au tour de l’assemblée générale du conseil de quartier Charles-Perrault, présidé par Jeff Ariagno, de se tenir. Le mal logement et le travail illicite ont alimenté les débats.
Assemblée Générale du Conseil de Quartier Charles Perrault © Droits réservés

Le ton a été vite donné au conseil de quartier Charles-Perrault. Notamment avec le témoignage d’un habitant de la rue Gaston-Monmousseau. « J’ai quatre enfants, nous vivons dans un T3, nous n’avons plus de sol, plus de portes, dit-il avec émotion. On vit avec des cafards et tout ce que vous pouvez imaginer. Ça fait plus de dix ans que je me bats pour avoir un appartement correct avec mes enfants. Ils ont grandi dans des conditions innommables, on dort par terre, vous pouvez venir voir. Alors ma question c’est : quand est-ce qu’on va réagir ? »

Alors que les tours doivent être démolies d’ici trois ans, Idir Boumertit, adjoint au Patrimoine, a pointé du doigt le retard du bailleur Alliade, qui devait ouvrir une permanence en septembre dernier pour permettre aux habitants de rencontrer des agents et qu’ils les informent du type de bien qu’ils souhaitent. Alliade a annoncé l’ouverture du local d’ici la fin du mois de novembre.

Pierre-Alain Millet, adjoint au logement, prend ensuite la parole pour rappeler la situation actuelle sur Vénissieux. « On a 4 000 demandes de logements en attente, certains attendent depuis des années, on manque de logement. Aujourd’hui dans la ville, il y a sept demandes pour une offre… »

C’est ensuite au tour de Michèle Picard, maire de Vénissieux, de s’exprimer, afin de répondre à des interrogations sur l’insécurité dans les transports publics, en particulier pour les femmes, et le travail illicite. »Sur la sécurité, je vais faire remonter vos remarques au Sytral, assure l’élue. Le 25 novembre prochain, lors de la journée contre les violences faites aux femmes, nous allons participer, avec le président du Sytral, à une marche exploratoire dans les transports et autour, pour voir comment on peut sécuriser ces endroits. »

Concernant le travail illicite autour des voitures, « la Ville travaille sur un projet de garage participatif et citoyen« , continue Michèle Picard. « Il nous faut un porteur associatif et des locaux. C’est loin d’être un sujet simple, il doit être encadré. »

« Beaucoup ont une activité commerciale, quasi-industrielle, analyse pour sa part Pierre-Alain Millet. Il faut démanteler ces activités qui sont illicites. Il faut faire la part des choses entre, d’un côté le besoin de réparer sa voiture ou celle de son copain par manque de moyens, et de l’autre les trafics qui existent autour de ces véhicules.« 

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