Marc Bernard : une continuité dans le changement

Directeur de la compagnie vénissiane Traction Avant depuis 14 ans, Marc Bernard a choisi de laisser l’entière direction artistique à Slimane Bounia et part diriger la MJC de Villeurbanne, tout en restant administrateur de TAC.

« J’aime bien les nouvelles aventures, même à 53 ans. De nouvelles rencontres, de nouveaux terrains. Cela fait partie de ma vie. » Marc Bernard, qui parle ainsi, a passé 14 ans à Traction Avant. Son départ vers la MJC de Villeurbanne émeut forcément tout ceux qui l’ont côtoyé et apprécié, et ils sont nombreux.

« Le bilan avec Traction Avant est très positif. Il y a eu tellement de super projets avec les habitants, les artistes. Je ne pars pas complètement puisque j’entre au conseil d’administration de la compagnie. Quand Marcel Notargiacomo m’a passé le flambeau, j’ai abordé les choses différemment de ce qu’il avait fait pendant 25 ans, tout en restant dans ses traces avec les mêmes objectifs, les mêmes aventures artistiques et humaines. Le terreau de la compagnie, c’est aussi un lien avec un territoire auquel je continue d’être attaché. »

Tour à tour instituteur, membre de la Ligue de l’enseignement, directeur de Traction Avant et, maintenant, directeur de MJC, Marc note « la cohérence de son parcours ». Il se remémore quelques-uns des nombreux moments essentiels qui ont marqué son passage dans la compagnie : les défilés des Biennales de la danse, Filactions, Ici danse, Le Courage des oiseaux, l’arbre de la laïcité, Les Laïculteurs, toutes les créations et Respect, joué sur les marchés avec une oreille géante. « Tous ces projets étaient autant participatifs que de la création pure. Et je suis heureux d’avoir pu travailler avec des artistes éclectiques. »

Une nouvelle voie en lien avec le cinéma

Marc évoque aussi le festival Primevères et gazouillis qui, pendant trois ans, réunissait 3500 enfants sur une semaine à la salle Érik-Satie. « C’était en ligne droite avec ce que je faisais avant. Sur le territoire de Vénissieux, s’adresser au jeune public me tenait à cœur. Je vais d’ailleurs développer ce secteur dans mes nouvelles fonctions. »

Autre marque de son passage dans TAC, le développement d’une nouvelle voie en lien avec le cinéma, grâce à Slimane Bounia. « Il est arrivé dans la compagnie en même temps que moi. Le premier projet où intervenait une caméra était pour Filactions. Puis, nous avons été en codirection artistique ces trois dernières années et c’est Slimane qui, à présent, prend la direction artistique. Il travaillera avec une attachée de projet qui arrivera en janvier. Ensemble, ils vont développer le projet de websérie, en lien avec la population sur un scénario de Vincent Villemagne, un autre sur l’éloquence avec les lycéens, etc. »

Puisque Marc se sentait si bien au sein de Traction Avant, il est normal de le questionner sur les raisons de son départ. Le confinement y a été pour beaucoup, qui lui a permis de réfléchir. « Peut-être que la compagnie avait besoin de sang neuf, d’un nouveau regard. C’était bien qu’elle continue à évoluer. C’était imaginer une continuité dans le changement. J’avais aussi envie de passer à quelque chose d’autre. »

À la MJC de Villeurbanne, au 46, cours Damidot, il retrouvera une équipe d’une douzaine de permanents et d’une soixantaine de salariés animateurs. « Une plus grosse maison, des responsabilités autres. »

Une pensée sur “Marc Bernard : une continuité dans le changement

  • 12 décembre 2020 à 10 h 41 min
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    Bonne continuation à Marc ! Bravo et merci pour les années de direction de TAC

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