Covid-19 : les vaccins en approche

Les premières campagnes de vaccination pourraient être lancées en France entre la fin de 2020 et le début de 2021, sous réserve de validation sanitaire. Les personnes âgées vivant en Ehpad devraient être les premières à en bénéficier.

Un an après l’apparition du Covid-19, l’Agence européenne du médicament pourrait donner son feu vert au déploiement des solutions de Pfizer/BioNtech et de Moderna sur le Vieux Continent. Rappelons que ces deux sociétés ont annoncé en novembre que leur remède serait efficace à près de 95%. D’autres pourraient suivre, AstraZeneca et l’université d’Oxford ayant notamment annoncé un vaccin efficace à 70%.

L’autorisation pourrait ainsi être obtenue dès « la deuxième moitié de décembre, si les procédures se passent sans problème« , précisait Ursula von der Leyen, la présidente de la Commission européenne, le 19 novembre dernier.

Une vaccination non obligatoire en France

Ainsi, les premières campagnes de vaccination devraient être lancées en France assez rapidement. Mais la vaccination ne sera pas obligatoire, comme l’a annoncé le président de la République Emmanuel Macron, à l’occasion de sa dernière allocution.

Une campagne rapide et massive débutera vraisemblablement fin décembre début janvier. Les recommandations de la Haute autorité de santé, communiquées ce lundi, comprennent ainsi une priorisation des vaccins. Les personnes âgées résidant en Ehpad seront vaccinées à l’arrivée des toutes premières doses. Pour cette future campagne, l’autorité sanitaire a identifié cinq phases progressives, avec une ligne directrice : protéger en priorité les plus vulnérables et ceux qui s’en occupent.

Les médecins généralistes devraient être les promoteurs de cette campagne vaccinale : puisqu’ils connaissent leurs patients, ils seront les mieux placés pour les informer. Ce qui n’empêchera pas que d’autres personnels de santé (infirmiers, pharmaciens…) de pouvoir vacciner, comme ils le font déjà concernant la grippe.

L’ambition du gouvernement ? Vacciner le maximum de personnes le plus rapidement possible. Il y aura cependant un travail de pédagogie à effectuer : selon les derniers sondages, 50% des français ne veulent pas se faire vacciner.


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Les premiers vaccins qui devraient être commercialisés en France

– Pfizer/BioNTech : développé par ces deux laboratoires pharmaceutiques américains, il serait efficace à 94,5%. Deux doses administrées, la seconde 28 jours après la première. Conservation à -80 °C.

– Moderna : efficacité à 94,5 % . Comme pour le précédent, deux doses nécessaires. Conservation a une température de -20°C.

Ces deux vaccins reposent sur la technologie de l’ARN messager (ARNm) : les scientifiques envoient un message génétique aux cellules via l’ARN messager, afin de coder un coronavirus désactivé qui chassera le virus dangereux.

– AstraZeneca : développé en partenariat avec l’université d’Oxford, son efficacité est évaluée à 70%. Il repose sur une technologie connue. Il n’a pas besoin d’être stocké à très basse température. Il nécessite l’administration de deux doses.

– Devrait suivre notamment, le vaccin développé par le duo franco britannique Sanofi-GSK en collaboration avec l’institut Pasteur, qui devrait entrer prochainement en phase III, pour une commercialisation en juin 2021.

L’acquisition de ces doses de vaccins se fera au niveau européen. Les pays membres ont signé un accord en ce sens, prévoyant une redistribution au prorata de la population de chaque pays. L’Union s’est ainsi assurée 1,3 milliard de doses auprès des laboratoires pharmaceutiques. Pfizer/BioNTech devrait notamment fournir 50 millions de doses à l’Europe dès décembre, et Moderna 20 millions.

– D’autres vaccins sont en phase d’évaluation en Russie (« Spoutnik 5 ») et en Chine (« CoronaVac »).

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