L’histoire du Grand Parilly commence aujourd’hui

Vue du parvis central du Grand Parilly, entre les enseignes Ikea et Leroy Merlin

« Nous sommes des aménageurs heureux, cela fait huit ans que nous attendons ce moment ». Thierry Darmangeat, directeur régional en charge du développement urbain chez Leroy Merlin, ne cachait pas sa joie, ce matin, lors de la présentation officielle du projet Grand Parilly. À ses côtés, Michèle Picard, maire de Vénissieux, pouvait surenchérir avec le sourire : « À Vénissieux, cela fait trente ans que nous attendons. »

C’est peu dire que le lancement de l’aménagement du site, mieux connu par les Vénissians sous le nom de Puisoz, constituait l’événement de ce Grand Rendez-Vous de la Ville. Par l’ampleur du projet naturellement. Rappelons-le brièvement : 20 hectares dont 6 d’espaces publics, installation de Leroy Merlin et Ikea, 1 000 logements dont 400 pour les étudiants et les seniors, 23 000 m2 de bureaux et 2 000 emplois attendus.

Mais les chiffres ne font pas tout. D’autres projets dans l’agglomération peuvent rivaliser sur ce terrain. Aucun autre en revanche ne présente cette double spécificité : c’est la première fois en Europe qu’un véritable quartier, avec toutes ses composantes, va être bâti autour de deux grandes enseignes commerciales ; c’est la première fois également dans l’agglomération lyonnaise que l’on va tenter d’atténuer la coupure que constitue le boulevard Laurent-Bonnevay.

« L’agrafe urbaine que nous allons réaliser sera un trait d’union entre Lyon et Vénissieux, indiquait Michel Le Faou, vice-président de la Métropole de Lyon en charge de l’urbanisme. Elle sera un exemple pour toutes les prochaines opérations du même type. »

« Tony Garnier avait rêvé de cette liaison avec le grand boulevard qui traverse le quartier des États-Unis et qui devait se prolonger jusqu’à Vénissieux, rappelait Thierry Roche, l’architecte et urbaniste qui a signé le plan du Grand Parilly. Se mettre dans ses pas a du sens. »

On ne saurait toutefois résumer ce futur quartier à sa fonction d’agrafe. Pour ceux qui vont y habiter, travailler, consommer, s’y balader… il devra d’abord être un quartier à vivre, agréable, arboré, accessible avec des logements pour tous les budgets, moderne par la place qu’il réserve aux usages piétons et cyclistes, par la conception des bâtiments. Sur tous ces points, en tout cas sur le papier, le projet paraît convaincant et séduisant.

Au Grand Parilly, on se sentira en ville, pas en périphérie »
Thierry Roche, architecte du projet

« Aujourd’hui, on pourrait qualifier ce site de « dur » car on n’y voit autour que du trafic automobile, ajoutait Thierry Roche. Toute notre réflexion a été basée sur les moyens de le rendre confortable. »

Objectif qui ne paraît pourtant pas évident avec l’installation de deux grandes surfaces qui vont forcément générer des flux importants. Mais l’architecte de préciser : « Nous avons énormément travaillé sur la question les accès, il n’y aura pas de parking aérien comme dans les centres commerciaux de périphérie, les stationnements seront mutualisés en sous-sol. Le traitement architectural sera radicalement différent de ce que l’on peut voir ailleurs. Le magasin Ikea est de ce point de vue symbolique : ce ne sera pas une boîte bleue, et ce sera le premier au monde à présenter cet aspect. De la même manière, la place centrale entre les deux grandes enseignes est pensée comme un authentique espace urbain, avec ses terrasses, ses brasseries. Au Grand Parilly, on se sentira en ville, pas en périphérie. »

Ce qui était, il y a encore quelques mois, le seul espace vert de l’agglomération desservi par un tram et un métro, va donc se transformer à l’horizon 2025 en un nouveau quartier de vie. Les travaux sont bien engagés. Dès 2019, seront déjà réalisés Ikea et Leroy Merlin, le premier immeuble tertiaire et l’ensemble des accès et des espaces publics.

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