Le SIVAL dissous dans l’austérité

Chaque année, il accueillait plus de 20 000 visiteurs. Pêche, balade, observation des oiseaux, pique-nique… des plaisirs simples et accessibles pour les habitants de Vénissieux, Vaulx-en-Velin, Bron, Pierre-Bénite et Givors. Depuis la fin des années soixante-dix, c’était un bel exemple de coopération intercommunale. Il n’aura pas résisté à la cure d’austérité qui frappe les collectivités territoriales.

Le 31 mars prochain, le préfet du Rhône procédera à la dissolution du SIVAL, le syndicat intercommunal pour les vacances et les loisirs. À contrecœur, les élus vénissians ont entériné cette décision lors du conseil municipal.

Le site d’une superficie de 42 hectares, qui s’étend sur les communes de Courtenay et Arandon, non loin de Crémieu, doit être vendu à la Communauté de communes du Pays des couleurs et au Département de l’Isère, pour un montant de 500 000 euros.

“S’il fallait illustrer concrètement les conséquences néfastes des politiques d’austérité, la dissolution du SIVAL en serait le triste exemple, a regretté le maire, Michèle Picard. […] Cela montre combien l’ambition sociale et la solidarité se sont essoufflées dans nos sociétés.”

C’est en effet pour des raisons de restriction budgétaire que les villes de Vaulx-en-Velin, Pierre-Bénite et Givors, ont fait savoir en 2015 qu’elles souhaitaient se retirer. Bron et Vénissieux auraient été seules à supporter un budget annuel de 130 000 euros. Une situation intenable.

Le processus de dissolution a été engagé dès juin 2015. Et le site a cessé toute activité à la fin de l’année 2016. Les deux agents qui assuraient l’entretien et l’accueil ont perdu leur poste. Ils ont reçu des propositions de reclassement par les Villes de Givors et Vaulx-en-Velin. Le produit de la vente sera réparti entre les villes au prorata des contributions versées en 2016.

 

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