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À Léo-Lagrange, les bailleurs font leur mea culpa

La dernière des assemblées générales de conseils de quartier, à Léo-Lagrange, a tourné autour des problèmes de chauffage qui ont marqué le mois d’octobre… et ne semblent pas tout à fait réglés. Les bailleurs assument leurs responsabilités. Alliade envisage même une « légère compensation financière ».

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La dernière des treize assemblées générales de conseils de quartier, le 23 novembre, a apporté un éclairage nouveau sur les problèmes de chauffage qui ont marqué le mois d’octobre, en particulier dans ce quartier Léo-Lagrange où les pannes ont sévi quasiment trois semaines. Des problèmes pas tout à fait réglés, si l’on en croit les nombreuses plaintes exprimées ce soir-là par des locataires.

Certes, l’action menée par le conseil de quartier à la mi-octobre — une délégation s’est rendue dans les bureaux d’Alliade à Lyon — a grandement contribué à améliorer la situation, en conduisant le bailleur à diligenter des travaux de réparation. Le président du conseil de quartier, Aurélien Scandolara, pouvait à juste titre s’en féliciter : « C’est la preuve qu’on peut se battre ensemble et obtenir des résultats. Venez à nos réunions ! »

Mais le chauffage reste un sujet brûlant. Aucun bailleur présent sur Léo-Lagrange n’a été épargné lors de la réunion. Qu’il s’agisse d’Alliade, de Grand Lyon Habitat (GLH) ou de Lyon Métropole Habitat (LMH). « Je dois mettre deux couvertures pour dormir, y’en a marre ! », lançait un octogénaire de la rue Maxime-Gorki. « Ma maman habite rue Gabriel-Fauré et elle se plaint en permanence du froid », ajoutait un jeune homme. « Ma voisine aussi n’a toujours pas de chauffage », complétait une résidante de la rue Gorki.

Compensation financière

Le fait nouveau tient dans le discours des bailleurs qui, s’ils n’ont jamais nié leurs responsabilités, les assument aujourd’hui pleinement. « Nous avons eu une fuite importante sur le réseau secondaire, nous l’avons réparée mais de l’air est entré dans les tuyaux. Nous avons ensuite purgé mais pas suffisamment », expliquait Nour Eddine Ellouk, nouveau directeur de l’agence GLH. Qui promettait la venue imminente de techniciens pour finaliser ce travail de purge.

« C’est vrai, nous avons connu d’énormes problèmes de démarrage, reconnaissait à son tour Jean-Jacques Bartoli, responsable local d’Alliade. Et nous nous en excusons. Nous allons voir comment vous indemniser pour ces désagréments, nous envisageons une légère compensation financière. »

« Mais vous auriez pu anticiper ! Pourquoi n’avez-vous pas fait des essais ? », s’étonnait un retraité. « C’est une très bonne question, réagissait Pierre-Alain Millet, adjoint au maire en charge du logement et des énergies. Peut-être à l’avenir faudra-t-il davantage étaler la période de démarrage. Début octobre, les températures ont brutalement baissé et la demande de chaleur s’est concentrée dans le temps. Or, au même moment, une des deux chaufferies bois qui alimente le réseau primaire (NDLR, jusqu’aux aux sous-stations) est tombée en panne. Elle a été rapidement réparée, mais plusieurs pannes sont également survenues sur le réseau secondaire (NDLR, jusqu’aux habitations), géré par les bailleurs et les syndics de copropriété. Sans doute faut-il améliorer aussi la transparence et l’information à ce niveau. Il existe aujourd’hui des outils, notamment numériques, qui permettent de le faire. Ce sera l’un des points à l’ordre du jour du prochain conseil de transparence du chauffage, le 7 décembre, à 18 heures, à l’hôtel de ville. »

 

Focus

Voitures-épaves : vers un retour à la normale

Déjà évoquée à plusieurs reprises lors des précédentes assemblées générales, la question des voitures-épaves a de nouveau fait débat. Le sujet est plus sérieux qu’il n’y paraît. Ces véhicules en panne ou abandonnés ne font pas seulement tache dans le décor, ils occupent quantité de places de parking. Or dans le quartier Léo-Lagrange, les capacités de stationnement sont saturées. Plus grave, ces épaves sont une cible privilégiée pour les incendiaires. Lors de l’épisode de violences urbaines qu’ont connu les Minguettes au mois d’octobre, nombre sont parties en fumée.

« Avant, ces voitures allaient rapidement à la fourrière. Pourquoi ce n’est plus le cas ? », interrogeait un jeune homme. La réponse ne tient ni au règlement — qui n’a pas évolué — ni à un manque de réactivité des polices nationale et municipale, mais… à l’arrivée de nouvelles équipes de direction chez les différents bailleurs présents aux Minguettes. « Toutes les équipes ont changé, expliquait le maire, Michèle Picard. La remontée d’informations a été moins bonne. Nous avons eu six mois compliqués. Mais on va rapidement retrouver un fonctionnement normal. »

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