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La fédération PS du Rhône appelle à l’union de la gauche en cas de nouvelles élections

Une union de la gauche comme au bon vieux temps ? C’est ce que propose David Kimelfeld, le secrétaire fédéral du parti socialiste, face au “risque de voir l’UMP ou le Front national remporter les prochaines élections à Vénissieux”. Sauf que localement, le secrétaire de section, Lotfi Ben Khelifa, candidat défait en mars dernier, “exige” de ses instances de pouvoir construire une liste autonome.

La désunion de la gauche n’aura-t-elle été qu’une courte parenthèse ? En mars dernier, pour la première fois lors d’un scrutin municipal à Vénissieux, PS et PCF étaient partis en ordre dispersé. Cela n’avait pas réussi aux socialistes, alors que les communistes et leurs alliés de gauche, emmenés par Michèle Picard, l’avaient emporté avec près de mille voix d’avance dans le cadre d’une quadrangulaire.

L’annulation de l’élection prononcée par le tribunal administratif (à cause de l’irrégularité de la liste “Vénissieux fait front”) vient rebattre les cartes. D’autant que le FN, absent du dernier scrutin, annonce qu’il fera tout cette fois pour être sur la ligne de départ. Du coup, le PS ne serait pas contre l’idée de recréer l’union de la gauche à Vénissieux. Il l’appelle même de ses vœux. David Kimelfeld, le patron de la fédération socialiste du Rhône, se dit favorable dans un communiqué au “rassemblement de toutes celles et tous ceux qui ne veulent pas de la victoire de la droite ou l’extrême droite”. Il ajoute que “l’intérêt général, particulièrement face au risque du Front national, doit prévaloir sur les intérêts particuliers ou partisans”. Même si cette stratégie rassembleuse a sans doute aussi pour objectif de sauver les mandats de conseiller municipal et communautaire de Bernard Rivalta, mandats sans lesquels il ne pourrait pas continuer à présider le Sytral.

Reste que localement, on voit mal le secrétaire de la section socialiste, Lotfi Ben Khelifa, partager cette position. Depuis mars dernier, il mène un travail d’opposition systématique à la majorité municipale. Et dans un communiqué du 10 octobre, au nom des élus socialistes et radicaux, il déclare vouloir “exiger” de ses instances fédérales le droit de “repartir au combat”. Depuis l’appel à l’union lancé par David Kimelfeld, son discours a légèrement évolué. Dans sa dernière intervention écrite — où il réagit au fait que Michèle Picard aurait tenu des propos peu aimables à son égard sur l’antenne de TLM — il indique en effet que “l’enjeu pour la gauche est trop important pour que des querelles de personnes prennent le pas sur les intérêts des Vénissians”.

Cela dit, il précise aussitôt que “RIEN (en capitales dans le texte) ne se fera sans l’adhésion des socialistes vénissians”. Et poursuit en pronostiquant l’échec du rassemblement, dont il fait porter par avance la responsabilité à Michèle Picard, car “son attitude à mon égard, dit-il, témoigne de la teneur qu’elle veut donner aux discussions”.

Additif : Dans un nouveau communiqué de presse publié ce jour, les élus socialistes de Vénissieux estiment « prématuré de se prononcer sur une éventuelle union » et observent que « beaucoup d’incertitudes persistent encore ».

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