Belges journées : Alleï, le Théâtre va blinquer !

BelgesPensons à la Belgique et nous voici envahis par une flopée de clichés et autres carabistouilles : les frites et les moules, Brel, une certaine idée du surréalisme, les histoires belges, Hergé et la ligne claire, François Damiens et Benoît Poelvoorde, Georges Simenon et son fameux commissaire, l’absence de gouvernement, les Wallons et les Flamands, Annie Cordy et Salvatore Adamo, une pointe de Johnny, les coureurs cyclistes, le pot belge, etc.Ainsi mis en jambes à la façon d’Eddy Merckx redescendant la côte de Stockeu du Liège-Bastogne-Liège, nous pouvons apprécier sereinement le programme concocté par le Théâtre de Vénissieux à l’occasion de ses belges journées.

La frontière sera franchie très exactement le 11 avril aux environs de 18h30 à l’Espace Madeleine-Lambert (Maison du peuple), avec une exposition d’Aline Bouvy. Cette plasticienne belge, qui œuvre régulièrement avec John Gillis, utilise souvent la métamorphose du corps humain comme base de son travail, le désir, la répulsion et les tabous. Outre ses photos, elle a conçu spécialement pour Vénissieux une vidéo sur un astronome qui s’occupe des déchets en orbite et des pièces en plexiglas présentant des moulages d’anguilles.

« L’homme qui valait 35 milliards », présenté au Théâtre de Vénissieux le 11 avril à 20h30 par le collectif Mensuel, est adapté d’un roman de Nicolas Ancion, dans lequel l’auteur met en avant sa ville, Liège. Il invente une bande de bras cassés qui décident de kidnapper Lakshmi Mittal, PDG très médiatisé du groupe Arcelor-Mittal. Musique rock en direct, vidéo et jeu théâtral se mêlent pour un récit politicomique. On pense à « La raison du plus faible », film de Lucas Belvaux sélectionné à Cannes en 2006, qui lui aussi se déroulait à Liège et montrait de pauvres types préparant un hold-up et une prise d’otage pour s’en sortir.

Le lendemain 12 avril à 18 heures, la médiathèque Lucie-Aubrac accueille le dessinateur Alexandre Tefenkgi. Ce Montpelliérain d’origine a fait ses gammes dans la bande dessinée à l’école Saint-Luc de Bruxelles. Après quelques planches publiées dans « Spirou », il se lance dans les séries « Tranquille courage » et « Âmes nomades », toutes deux sur un scénario d’Olivier Merle et publiées chez Grand Angle.

Ce même jour à 20h30 au Théâtre de Vénissieux, « Me, Myself and Us » est un spectacle de cirque de la compagnie bruxelloise Tête d’enfant. Du cirque à la Belge, c’est forcément différent, avec des morceaux de rock ou de musiques hispaniques, mixés en direct par les artistes en même temps que des répliques de cinéma.

Toujours au Théâtre, « Îlo », par la Cie ChaliWaté de Bruxelles, sera joué le 13 avril à 15 heures et, en séances scolaires, le 14 avril à 9h30 et 14h30 et le 15 avril à 9h30. Ce spectacle sans parole, accessible dès 5 ans, s’ouvre sur un désert. Un homme étrange vient en aide à une plante assoiffée et tous deux vont partir à la recherche des dernières gouttes d’eau. Création gestuelle, « Îlo » marie avec bonheur l’acrobatie et les petits pas de danse, l’humour et la poésie, l’âpre combat pour la vie et la douceur des relations.
Durant toutes ces belges journées, le Théâtre de Vénissieux proposera quelques repas et goûters du crû : moules-frites, bières, gaufres au chocolat chaud accompagnées d’une jatte, etc. Il faudra penser à réserver.

Renseignements et réservations : 04 72 90 86 68, et sur le site du Théâtre de Vénissieux.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *