L’Union Départementale CGT en comité général à Vénissieux

Une centaine de délégués CGT du Rhône étaient réunis en comité général ce jeudi à la salle Joliot-Curie. Deux points à l’ordre du jour : le relais de la campagne nationale sur le coût du capital ; et l’état des lieux — inquiétant — de l’emploi dans le département.
Pierre Coquan, secrétaire de l’Union départementale CGT et François Marques, secrétaire de l’Union locale, ont accueilli près d’une centaine de responsables syndicaux d’entreprises et de services publics, ce jeudi à la salle Joliot-Curie. Ce comité général, qui tient lieu d’assemblée décisionnelle de la CGT dans le Rhône, a été en grande partie consacré au coût du capital.
Pour combattre le discours rebattu sur le coût du travail — qui serait la source de tous les maux de l’économie française à en croire les organisations patronales et nombre d’éditorialistes — la centrale syndicale a lancé voici une dizaine de jours une campagne nationale pour pointer les conséquences du coût du capital sur le travail et l’emploi. La CGT rappelle quelques vérités, comme le fait qu’ “en 1981, les dividendes versés aux actionnaires représentaient 10 jours de travail par salarié dans les sociétés non financières, [alors qu’en] 2012, ils en représentent 45 jours, soit 4,5 fois plus.”
“Cette journée nous permet d’armer localement les délégués et les militants en matière d’argumentation, explique Pierre Coquan. Il s’agit de préparer dans les meilleures conditions la grande journée d’action que nous avons prévue fin janvier. Il y a deux façons de se faire entendre dans ce pays : casser des portiques ou faire grève, la CGT est responsable, elle préfère appeler à la grève.”
Rien ne dit que cet appel sera largement suivi dans le Rhône, mais le contexte social le laisse présager. “C’est très tendu, confirme François Marques. Rien qu’à Vénissieux et dans les environs, il y a les incertitudes sur l’avenir de Bosch, des inquiétudes chez Mory-Ducros qui emploie environ 150 personnes rue Eugène-Hénaff dans la zone industrielle intercommunale, les STIL qui se battent pour leur survie à Gerland… Et plus largement, dans toutes les boîtes, sur les questions d’emploi et de salaires, on ressent un très fort sentiment d’injustice.”

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