Résidence Jacques-Duclos : micmac autour des charges

Le conflit opposant la Sacoviv, société HLM de la ville de Vénissieux, à l’antenne locale de l’Union nationale des locataires indépendants (Unli), autour du montant des charges de la résidence Jacques-Duclos, semble se trouver aujourd’hui dans une impasse. À l’origine, un contrôle des comptes de cette résidence, située près du stade Laurent-Gerin, opéré par la présidente de l’Unli, concernant les exercices 2006, 2007 et 2008. “Après vérification, plusieurs factures sont irrecevables, assure la présidente, Isabelle Rivoire. De plus, depuis que nous avons changé de système de chauffage, les factures augmentent d’année en année. Au total, selon nos calculs, le préjudice se montent à environ 290 000 euros.”
“Nous constatons effectivement dans cette résidence une déperdition de chaleur de l’ordre de 40 %, ce qui entraîne une surfacturation, indique Évelyne Ebersviller, présidente de l’office HLM. Cependant, en 2006, les locataires n’ont payé que les provisions de charges, la régularisation a été financée par la Sacoviv. Nous avons demandé une expertise pour savoir à qui cette perte est imputable : à la Sacoviv, au réseau de chaleur urbain (SECV) ou au bureau d’étude qui nous aurait mal conseillés lors de l’installation. Mais depuis le début de l’année 2008, le résultat est sans cesse repoussé. Cela nous empêche de prendre les décisions nécessaires et même de faire les travaux qui s’imposent.”
Sacoviv et Unli, accompagnée de locataires, sont passés le 14 octobre devant une commission de conciliation. Un rendez-vous qui n’a pas permis de faire avancer le dossier. Le rendu du travail d’expertise, attendu cette fois pour la fin de l’année, sera une étape décisive dans la résolution de ce conflit. “Nous pouvons trouver un compromis mais pour cela, mettons-nous autour d’une table et discutons, avance Isabelle Rivoire. Dans l’intérêt des locataires.” Sauf que l’Unli n’est pas une association représentative, assure la Sacoviv. “Ils ne font pas partie des comités de locataires reconnus au niveau local, explique Évelyne Ebersviller. Mais s’ils demandent un rendez-vous, bien sûr que nous les recevrons. À ma connaissance, cela n’a pas encore été le cas.”

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