André Gerin appelle à un front républicain pour la sécurité

C’est sur le terrain de la sécurité que le député de la 14e circonscription, André Gerin, a choisi de faire sa rentrée politique. Se déclarant “choqué par l’extrême gravité de ce qui s’est passé à Grenoble en juillet” (N.D.L.R. : plusieurs jours d’émeutes dans le quartier de La Villeneuve), l’ancien maire de Vénissieux a appelé à la constitution d’un front républicain. Plus précisément, il suggère que l’on s’attelle à la rédaction d’un livre blanc sur la criminalité dans les cités, à l’élaboration d’un “diagnostic partagé”, pour ensuite s’attaquer de façon résolue “aux gangs, à la mafia et aux intégristes qui gangrènent les quartiers”. André Gerin redoute même “des risques de guerre civile” si la classe politique ne réagit pas. Une classe politique dans laquelle ni la droite ni la gauche ne trouvent grâce à ses yeux. S’il accuse Sarkozy de mener “une politique de diversion et de régression sociale”, il tape également sur “le PS qui esquive et le PC qui est aux abonnés absents”. “Nous avons besoin d’un discours de vérité et de lucidité sur ces questions, explique-t-il. La gauche doit changer de disque dur, elle ne peut pas se contenter de faire de l’anti-sarkozysme. Dénoncer la politique menée par le gouvernement sans faire de propositions, c’est bingo pour le Front national.”
Convaincu que “l’on peut agir pour la sécurité sans faire de stigmatisation, sans faire de bouc émissaire”, le député a énoncé quatre propositions. Premièrement, il attend du gouvernement qu’il mette autant de moyens pour la sécurité qu’il en consacre à lutter contre le terrorisme, notamment en renforçant les équipes chargées de l’investigation. En deuxième lieu, pour assurer la sécurité des biens et des personnes, il se prononce pour un déploiement de gardiens de la paix plutôt qu’une police de proximité. Au passage, il précise qu’ “il faut rompre avec la politique inefficace d’accompagnement social menée depuis plusieurs décennies”. Troisièmement, il appelle à “une démarche innovante de co-construction de la tranquillité” avec les habitants. “Il faut que tous ensemble, avec les familles, nous parvenions à restaurer les règles, le respect, à reconquérir l’autorité”, souligne-t-il. Enfin, il rappelle qu’on ne peut mener ces chantiers sans lutter énergiquement contre la misère économique et sociale, et la politique néolibérale qui en est à l’origine.
Interrogé sur le projet du gouvernement de déchoir de leur nationalité des Français naturalisés condamnés ou pratiquant la polygamie, le député du Rhône a répondu qu’il n’était “pas choqué, sans être sûr qu’il s’agisse de la bonne solution”.

Une pensée sur “André Gerin appelle à un front républicain pour la sécurité

  • 1 septembre 2010 à 16 h 19 min
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    Comment M. Gerin ose-t-il parler de la sorte alors qu’il fait partie des acteurs principaux de cette déchéance des banlieues et de l’affaiblissement de l’état. En tant que militant révolutionnaire il est fier d’avoir combattu toute sa vie l’ordre (lire ses confessions indirectes dans son livre, les Ghettos de la République) et en tant que maire de Vénissieux pendant 24 ans, il n’a fait qu’accompagner la naissance d’un ghetto de la république de plus.

  • 1 septembre 2010 à 16 h 19 min
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    Comment M. Gerin ose-t-il parler de la sorte alors qu’il fait partie des acteurs principaux de cette déchéance des banlieues et de l’affaiblissement de l’état. En tant que militant révolutionnaire il est fier d’avoir combattu toute sa vie l’ordre (lire ses confessions indirectes dans son livre, les Ghettos de la République) et en tant que maire de Vénissieux pendant 24 ans, il n’a fait qu’accompagner la naissance d’un ghetto de la république de plus.

  • 1 septembre 2010 à 16 h 19 min
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    Comment M. Gerin ose-t-il parler de la sorte alors qu’il fait partie des acteurs principaux de cette déchéance des banlieues et de l’affaiblissement de l’état. En tant que militant révolutionnaire il est fier d’avoir combattu toute sa vie l’ordre (lire ses confessions indirectes dans son livre, les Ghettos de la République) et en tant que maire de Vénissieux pendant 24 ans, il n’a fait qu’accompagner la naissance d’un ghetto de la république de plus.

  • 1 septembre 2010 à 16 h 19 min
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    Comment M. Gerin ose-t-il parler de la sorte alors qu’il fait partie des acteurs principaux de cette déchéance des banlieues et de l’affaiblissement de l’état. En tant que militant révolutionnaire il est fier d’avoir combattu toute sa vie l’ordre (lire ses confessions indirectes dans son livre, les Ghettos de la République) et en tant que maire de Vénissieux pendant 24 ans, il n’a fait qu’accompagner la naissance d’un ghetto de la république de plus.

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