
Direct Trans est la deuxième entreprise du département à devenir ambassadrice du don d’organes
Le 15 octobre, Direct Trans est devenue la deuxième entreprise du département membre des ambassadeurs du don d’organes et de tissus. Ce réseau, qu’a lancé le collectif Greffes+ en janvier 2023, regroupe des collectivités, hôpitaux, pharmacies et divers acteurs économiques. Tous s’engagent à sensibiliser le plus grand nombre et à faire évoluer les mentalités pour augmenter le nombre de dons.
Très symboliquement, le dévoilement de la plaque ornée du ruban vert, qui officialise ce combat pour la vie, a eu lieu l’avant-veille du 17 octobre, journée mondiale du don d’organes et de la greffe. « Cette plaque n’est pas un trophée, avertissent les dirigeants de Direct Trans. Elle représente une chaîne de solidarité. » Justement, cette entreprise vénissiane, située dans le parc d’activités République, est l’un des maillons de cette chaîne, qui se consacre depuis 2009 au transport urgent, notamment d’organes et de produits médicaux, 24h/24, en France et en Europe. « En 17 ans, nous avons réalisé 1,4 million de transports et avalé 39 millions de kilomètres, rappelle Youness Jalal, président de Direct Trans. Soit presque l’équivalent de 1 000 fois le tour de la Terre. »

Les véhicules de Direct Trans ont parcouru l’équivalent de 1 000 tours de la Terre en 17 ans
Selon l’Agence de la biomédecine, 6 148 greffes ont été réalisées en France en 2025. Soit en moyenne, 17 par jour. Un record. Mais le nombre de patients en attente d’une greffe reste élevé. Au 1er janvier 2026, ils étaient 23 294 à être inscrits sur la liste nationale d’attente. Les donneurs sont précieux. Une fois en état de mort cérébrale, un être humain peut sauver jusqu’à sept vies. Grâce à son coeur, son foie, son pancréas, ses deux reins et ses deux poumons. En moyenne, le nombre d’organes greffés par donneur se situe entre trois et quatre.
Shuki Rexha, présidente de SporLyGref, association favorisant la réinsertion par le sport de personnes greffées et dialysées, est bien placée pour le savoir : « Ma fille Uarda a une maladie génétique. Elle a été dialysée pendant 18 mois, jusqu’à ce qu’elle bénéficie d’une double greffe, foie et rein, à l’âge de 2 ans. Aujourd’hui, elle en a 24. Elle suit un Master en Droit à Lyon III. En natation, elle a remporté des médailles dans des compétitions nationales et internationales. »
Quelques mots peuvent sauver des vies
Si les associations se mobilisent, c’est pour faire baisser le taux d’opposition. Ce chiffre ne descend jamais durablement en dessous de 30 %. Il a atteint en 2025 un niveau record (37,1 %). « Contrairement à ce que beaucoup de gens pensent, la législation n’a pas changé, commente Francis Pick, référent des villes ambassadrices auprès de Greffes+. Depuis la loi Caillavet de 1976, nous sommes tous donneurs présumés. Sauf si on a exprimé son refus. Les dispositions entrées en vigueur en 2017 ont simplifié les modalités de refus et précisé le consentement présumé. Malheureusement, les Français sont mal informés sur ce sujet et ne savent pas ce que pensent leurs proches. »
Le baromètre 2026 de l’Agence de la biomédecine confirme ce constat : si 90 % des Français pensent qu’il est important que leurs proches connaissent leur position, seuls 49 % en ont réellement fait part à leur entourage. « C’est un sujet tabou, qui fait peur, regrette Chantal Gloriod, présidente de France Adot 69. Beaucoup de fausses informations ont circulé. On ne devrait pas redouter d’en parler. Exprimer clairement son souhait et connaître celui de nos proches suffit à sauver des vies. »

Chantal Gloriod (présidente de France Adot 69) et Youness Jalal (président de Direct Trans) ont signé la charte des Ambassadeurs du don d’organes





























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