Connectez-vous avec nous

Bonjour, que cherchez-vous ?

Actus

Lycées sous pression : personnels et parents exigent le retour des moyens renforcés

Plusieurs établissements se sont mobilisés devant le rectorat ce jeudi pour la réintégration des lycées dans les dispositifs REP et REP+.

Le 18 mai en soirée, une vingtaine de personnes — parents, habitants et enseignants — se réunissaient dans la salle communale Paul-Langevin pour échanger sur la situation des lycées de la ville. Avec la promesse de se retrouver, ce jeudi, devant les grilles du rectorat, pour alerter sur les conditions d’enseignement dans les établissements : classes surchargées, manque de moyens humains et financiers.

Dont acte. Ce 21 mai, jour de mobilisation dans plusieurs lycées de l’agglomération, ils étaient environ cinquante à porter leurs revendications rue de Marseille, où se trouve la direction des services de l’Éducation nationale. Il s’agissait notamment d’obtenir le retour des lycées dans les dispositifs REP et REP+ — rappelons que depuis 2015, seules les écoles primaires et les collèges peuvent accéder à ces dispositifs, qui regroupent des établissements situés dans des quartiers prioritaires et permettent de bénéficier de moyens supplémentaires.

« On se demande souvent ce qu’il faut faire pour aider nos élèves à s’en sortir, relevait Patrick Samzun, enseignant et représentant syndical au lycée Sembat-Seguin. C’est simple : il nous faut des moyens pérennes, adaptés, qui prennent en compte les difficultés auxquelles sont confrontés nos élèves et par extension, les équipes enseignantes. Un retour en REP et REP+, c’est aussi avoir une chance d’inciter les personnels à rester longtemps dans un établissement, sans épuisement. Car la pénurie chronique de moyens est la cause d’un important turnover dont souffrent les élèves. »

Même discours pour une enseignante du lycée Jacques-Brel : « Ce sont nos élèves qui souffrent en premier du manque de moyens. Il faut l’équité, plus que l’égalité : l’enveloppe doit être adaptée aux besoins, c’est le seul moyen d’assurer la même éducation pour tous les enfants ! »

Enseignants, personnels de la vie scolaire, parents d’élèves et élus — pour Vénissieux, étaient notamment présents Idir Boumertit, maire, Jean-Paul Crouzet, adjoint en charge de l’éducation, et Véronique Forestier (groupe d’opposition « Unir, Résister, Agir, Ensemble pour Vénissieux ») — ont ensuite pris la direction de la Préfecture. « L’État ne doit pas rester sourd à nos revendications, espérait un enseignant villeurbannais. Plus de moyens, c’est moins d’élèves par classe, et plus de réussite. »

Cliquer pour commenter

Laissez un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Vous aimerez également

Actus

Le 14 octobre, la Ville, en partenariat avec la Communauté professionnelle territoriale de santé (CPTS), organise un forum gratuit sur la santé des femmes.

Actus

Lycéens, étudiants, enseignants, parents : plus de 20 000 personnes étaient réunies place Bellecour, mardi 6 octobre, pour demander de meilleures conditions d’enseignement.

Actus

La nouvelle organisation des conseils de quartier, qui prévoit notamment de passer de 13 à 8 secteurs, a suscité les réserves de deux groupes...

Actus

Dédié aux 12-17 ans, le conseil municipal des jeunes doit devenir « un espace de concertation, de proposition », selon les mots du maire, Idir Boumertit.

Sports

Djelika Diarra est entrée dans l’histoire du sport vénissian. Elle fait partie des 23 sportifs honorés cette année lors de la traditionnelle cérémonie municipale.