Hier, on apprenait la fermeture prochaine du site de Bosch à Vénissieux, qui emploie encore une quarantaine de personnes — après avoir compté un millier de salariés une quinzaine d’années plus tôt.
Dans un communiqué de presse diffusé ce vendredi, le maire de Vénissieux, Michèle Picard, a tenu à dénoncer un désengagement par le groupe allemand, qualifié par l’élue de « scandaleux ».
« Bosch confirme son choix de l’abandon industriel et son désengagement du territoire français, au mépris des salariés et de leur savoir-faire, réagit le maire. Ce désengagement est d’autant plus scandaleux que le bureau d’études a bénéficié d’aides publiques, notamment le crédit d’impôt recherche. Une fois de plus, l’argent public a servi à accompagner un groupe qui, depuis de nombreuses années, supprime des emplois et ferme ses sites en France. »
Rappelons que Bosch va également fermer, d’ici la fin de l’année, son site de Moulins dans l’Allier, supprimant ainsi 270 emplois. « Bosch confirme sa stratégie de retrait, planifiée et organisée, de l’industrie en France, poursuit Michèle Picard. Les salariés, qui ont tenu bon face aux restructurations successives et défendu jusqu’au bout un savoir-faire reconnu, ne peuvent être les victimes collatérales de cette stratégie. Bosch doit assumer pleinement ses responsabilités et l’État doit mettre fin au financement d’entreprises qui organisent la casse industrielle et la destruction de l’emploi. »



































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