
Les enseignants des lycées de l’Est lyonnais ont marqué la rentrée du 3 septembre par une forte mobilisation. Photo DR
Pour cette rentrée, ils ont décidé de ne pas se laisser faire. Le Collectif pour les lycées en éducation prioritaire (CLEP), dont fait partie l’établissement Jacques-Brel, a lancé un mouvement de grève dès la première semaine de rentrée.
La mobilisation a eu lieu le jeudi 3 septembre. Les enseignants étaient plus d’une centaine, accompagnés de parents d’élèves, à se réunir devant le rectorat pour demander des moyens supplémentaires pour améliorer les conditions d’apprentissage. Le lendemain, la grève a été reconduite.
Mardi 8 septembre, des membres du CLEP ont pu être reçus à une audience au rectorat. Après cette réunion, le collectif a fait part de son mécontentent face à une « fin de non-recevoir ». « Sans surprise, l’institution maintient sa logique comptable, au détriment des élèves des quartiers populaires et au détriment des conditions de travail des collègues », déplore le collectif, dans un communiqué.
Le CLEP regrette que ses revendications « plutôt claires » n’aient de nouveau pas été entendues : pourvoir les postes vacants d’enseignants et de membres du pôle médico-social, limiter les incidents, réinstaurer le statut d’éducation prioritaire pour les lycées (ils en ont été exclus en 2014, NDLR), etc.
« Face à un tel mépris, face au désarroi des familles et aux inquiétudes des élèves, nous poursuivons notre combat (…). Dans les lycées, dans toutes les régions : un même droit à l’Éducation ! » Ils prévoient dès à présent de poursuivre la mobilisation jusqu’à obtention d’une réponse satisfaisante de la part de la direction académique.
Incidents au lycée Sembat-Seguin
Membre du CLEP, le lycée Sembat-Seguin n’a pas été partie prenante de cette mobilisation : « Nous y avons pris part mais de façon informelle, en solidarité, explique Patrick Samzun, enseignant et syndicaliste. Cette année, nous avons eu quelques améliorations dans les effectifs et des postes mieux pourvus par rapport à l’année dernière. »
Cependant, de graves incidents ont eu lieu pendant la rentrée : il y a eu deux jets de pétard et un départ de feu dans une classe de terminale STMG. « L’enseignante était nouvelle dans le métier, elle a été choquée tout comme une de ses collègues présente, les deux sont désormais en arrêt », affirme Patrick Samzun.
Il regrette ces gestes « d’une violence inouïe et réitérée » : « C’est l’explosion que l’on craignait. L’année dernière, on nous a baissé les effectifs de première STMG à 29 mais pas les classes de terminale et cette année, ils sont 34. » L’enseignant espère qu’avec ces incidents, des actions concrètes seront proposées à l’établissement, comme le dédoublement des classes.






























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