Connectez-vous avec nous

Bonjour, que cherchez-vous ?

Culture

Résidence littéraire : arrivederci Zingonia

Au terme de ses deux mois de résidence à Vénissieux, l’autrice italienne a été au cœur d’une soirée émouvante au Théâtre de Vénissieux.

Zingonia Zingone et Dimitri Porcu

« Cela fait déjà deux mois qu’elle est à Vénissieux ! Elle a rencontré beaucoup de monde, de 7 à 127 ans. Ces derniers sans doute moins nombreux… Elle va nous manquer ! »

Dans le hall du Théâtre de Vénissieux, ce 24 mars, une cinquantaine de personnes sont réunies pour dire au revoir à Zingonia Zingone. L’autrice italienne, qui a vécu en Amérique latine et écrit en italien, espagnol et français, a commencé il y a deux mois une résidence littéraire auprès de l’Espace Pandora, dans un appartement de la place de la Paix. Cette résidence s’achève et sa conclusion, inscrite au programme du festival poétique du Magnifique Printemps, se fait dans l’émotion. D’où les mots d’ouverture de Thierry Renard, directeur de l’Espace Pandora. D’où ceux qui suivent de Christophe La Posta, lui aussi membre de l’équipe de Pandora : « Oui, deux mois, et plus de 200 enfants qui ont écouté de la poésie sud-américaine et d’Amérique centrale. Et qui en ont écrit. Ajoutons la soixantaine d’adultes qui ont suivi les ateliers menés par Zingonia, dont plusieurs sont ici. »

Thierry Renard

Zingonia Zingone et Christophe La Posta

Les lectures se sont ensuite succédé, d’Estelle Dumortier, Sylvain Chomienne, Dimitri Porcu, Christophe La Posta, Thierry Renard et Zingonia elle-même, quelques-unes accompagnées au saxo par Dimitri Porcu.

Estelle Dumortier

Sylvain Chomienne

Dimitri Porcu

Au moment de lire son texte, Thierry Renard avouait : « Zingonia m’a perturbé. Pour elle, j’ai écrit un poème parce qu’elle est une voix discrète et ferme en même temps. »

Puis ce fut au tour de Zingonia, qui lut en français, en italien et en espagnol ses propres poésies. Qu’elle espère voir publiées rapidement, sans doute à La Rumeur libre, dont Thierry Renard dirige une collection poétique.

« Je suis heureuse et triste en même temps. Je remercie ma famille locale, dysfonctionnelle qui fonctionne à la perfection et qui est l’Espace Pandora. Ils portent le sourire au-delà des frontières des mots. Quand j’ai quitté Rome, je ne savais pas que Vénissieux portait le nom d’un légionnaire romain. Je ramène avec moi quelques pétales et quelques épines aussi, arrondies. Mon prénom sonne comme cicogna, la cigogne, et j’ai l’espoir de revenir bientôt, comme une cigogne ! »

Zingonia Zingone et Dimitri Porcu

Cliquer pour commenter

Laissez un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Vous aimerez également

Actus

Membre du conseil d’administration d’Expressions depuis la création de la régie, en 1997, Patrick Damet était un fidèle compagnon de route et un ami...

Actus

Trois vétérinaires examinent désormais les chevaux avant leur entrée en piste. Une expérimentation destinée à mieux détecter les fragilités et à renforcer leur protection...

Actus

Et si les enfants racontaient leur quartier ? C’est l’une des idées portées par Philae, animatrice du centre social du Moulin-à-Vent, qui multiplie les...

Actus

Il faut parfois du temps et beaucoup de patience pour permettre aux enfants en situation de handicap de trouver leur place dans une activité...

Actus

Deux associations, Les Vêtements du cœur à Lyon et DEL à Vénissieux, ont réalisé cet été une collecte pour venir en aide aux sinistrés...