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Nuits de Fourvière : les nuits au jour le jour

Du 31 mai au 8 juillet, le festival lyonnais propose des spectacles de théâtre, danse, musique, cirque et humour.

Photo Paul Bourdrel

Commençons par les plus connus. Isabelle Adjani, Florence Foresti, Catherine Ringer, Michel Polnareff, Bernard Lavilliers, Simply Red, Benjamin Biolay, Pomme, Jeanne Added, Imany, Souad Massi, Zazie, The Black Keys, Kassav, Christine and the Queens, Ben Harper, Queens of the Stone Age, Bireli Lagrène, Ariane Ascaride, Charles Berling, Clotilde Hesme, Philippe Decouflé, Benjamin Millepied, Disiz : tous se retrouveront à l’affiche des Nuits de Fourvière, entre le 31 mai et le 28 juillet prochains, principalement au théâtre antique de Fourvière mais aussi dans d’autres lieux de la Métropole.

Ceux-là n’ont pas besoin de promotion, leurs spectacles vont vite se remplir et Dominique Delorme, maître d’œuvre du festival — qui annonce que c’est sa dernière édition —, insiste davantage sur des noms qui attirent moins l’attention du grand public et sont tout aussi prometteurs. Certains sont des habitués du théâtre romain, tels les Belges de Comp. Marius qui, après la trilogie de Pagnol dont ils tirent leur nom et Les Enfants du paradis, s’attaquent au Lorenzaccio de Musset. Qu’ils présenteront, cette fois, du 24 juin au 1er juillet, au lycée Saint-Just. André Minvielle et Serge Valletti ont, eux aussi, été invités à de multiples reprises. Les Nuits ont offert au premier une carte blanche à la Comédie-Odéon, du 29 juin au 1er juillet, lequel a invité le second, plus quelques autres amis, dont Loïc Lantoine.

Avec No Way, Veronica (au théâtre de La Renaissance, à Oullins, les 23 et 24 juin), les amateurs de cinéma n’en reviendront pas. Ce spectacle de Jean Boillot, qui revisite une pièce d’Armando Llamas, est présenté comme “un patchwork étourdissant” et une parodie de The Thing, génial film de SF de John Carpenter. Si bien que cette Veronica, assure Dominique Delorme, “n’en a pas fini de séduire les cinéphiles, les théâtreux et tous les autres”.

On pourrait encore citer cette “pièce très méchante et très drôle qui ressemble à du Thomas Bernhard”, dixit Dominique Delorme : Tachkent de Rémi De Vos, mise en scène par Dan Jemmett et jouée à La Renaissance du 4 au 7 juillet. L’histoire d’un dramaturge vieillissant râlant contre les metteurs en scène qui ont bousillé son œuvre. Ou encore deux récits présentés ensemble à l’Ensatt du 11 au 13 juillet, Rapport pour une académie (Kafka mis en scène par Lavaudant ou comment un chimpanzé va singer l’homme) et Il n’y a pas de Ajar de Delphine Horvilleur, portée à la scène par Johanna Nizard et Arnaud Aldigé, sur l’identité.

Il faudrait aussi parler de Beytna (à Fourvière les 14 et 15 juillet) : comme cela se faisait dans sa famille libanaise, le chorégraphe Omar Rajeh invite des musiciens et quatre chorégraphes (un Togolais, un Taïwanais, un Flamand et un invité-surprise choisi dans chaque ville) à partager leur art et la table, devant un repas préparé en direct par sa mère. Repas auquel sont conviés également les spectateurs durant la représentation.

Du 6 au 8 juillet, l’Opéra de Lyon prêtera sa scène à Himmelerde, une création de son homologue berlinois pour un théâtre musical masqué sur des airs des grands compositeurs romantiques (Schubert, Schumann, Mahler…).

Photo Paul Bourdrel

Le cirque sera évidemment présent : d’abord au domaine de Lacroix-Laval, du 22 juin au 8 juillet, avec Nofit State Circus mais aussi aux Célestins, du 13 au 17 juin, avec Baro d’Evel… et un corbeau-pie.

Résumons : du théâtre, de l’opéra, du cirque, de la chanson française, du rock et du jazz, de la danse et de l’humour mais aussi une nuit flamenca, un trio islandais (Sigur Ros), une soirée mexicaine sans oublier le cinéma avec un hommage à Albert Dupontel par son compositeur Christophe Julien, suivi par la projection du film Au revoir là-haut.

On ne peut forcément parler de tous les spectacles, tant ils sont nombreux, tant ils mériteraient tous beaucoup plus de lignes. Le mieux est de prendre son temps pour consulter le programme complet sur https://www.nuitsdefourviere.com/

Un dernier mot sur l’affiche de la manifestation. Elle est due au photographe néo-zélandais Todd Anthony qui nous propose une équipée de Péruviennes gravissant quelques rochers andins, issues de sa série Cholitas escaladoras.

Alors, suivons avec elles tous ces chemins de traverse qui font la magie des Nuits de Fourvière, risquons-nous sur des montées qu’on n’imaginait pas franchir, dévalons plaisamment les pentes reconnues et même si nous n’atteignons pas constamment des sommets, le plaisir sera toujours au bout du chemin.

 

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