Une nouvelle rentrée sous Covid

Alors que la menace du variant Delta reste bien présente, quelque 15 000 élèves font leur rentrée à Vénissieux. Avec un dédoublement des grandes sections de maternelle en REP +, une réforme du bac… et l’envie de revenir à une certaine forme de normalité.

Jeudi 2 septembre, c’est demain. Et c’est le grand jour pour les quelque 15 000 jeunes Vénissians qui vont faire leur rentrée, de la toute petite section de maternelle à la terminale. Ils sont près de 10 000 dans le premier degré dans les 21 groupes scolaires* que compte la commune : 5 448 en élémentaire (soit une hausse de 3 % des effectifs par rapport à l’an dernier) et 3 975 en maternelle, un chiffre en baisse de 5 % par rapport à la rentrée 2020.

Le dédoublement des grandes sections de maternelle situées en REP + (Réseau d’éducation prioritaire renforcé) s’impose comme la « grosse nouveauté « de cette rentrée, faisant suite à ceux des CP et des CE1, progressivement mis en place en REP + puis en REP depuis 2017. « Sur les 182 classes de maternelles à Vénissieux, nous avons 47 classes de grande section en REP + : 28 classes seront en co-enseignement (deux enseignants dans une classe de 28 élèves) et 19 classes accueilleront 14 élèves, précise Véronique Forestier, adjointe en charge des affaires scolaires. À Vénissieux, un vrai travail de concertation a eu lieu en amont avec les inspectrices de l’Éducation nationale (IEN) et les enseignants, et ces décisions ont été validées par le Directeur académique des services (DASEN). »

Outre ces ouvertures liées aux grandes sections dédoublées, la carte scolaire a validé le 27 août les orientations annoncées au printemps dernier. En maternelle, trois nouvelles ouvertures sont prévues à Louis-Pergaud, Léo-Lagrange et Charles-Perrault, tandis que deux fermetures ont été actées à Max-Barel, et Georges-Lévy. En élémentaire, huit ouvertures sont programmées avec douze élèves en CP-CE1 : Max-Barel, Anatole-France, Charréard, Joliot-Curie, Gabriel-Péri, Charles-Perrault et deux à Louis-Pergaud. Dans les autres niveaux, une ouverture est actée à Joliot-Curie. Quatre fermetures sont prévues en CP-CE1 à Jean-Moulin, Floran-Tristan, Saint-Exupéry et Léo-Lagrange. Une décision est en attente à Moulin-à-Vent. Une fermeture a été décidée à Anatole-France A : elle concernera le CE2, le CM1 ou le CM2.

Cette rentrée est une nouvelle fois placée sous le signe de l’épidémie de Covid. Le protocole sanitaire est consultable par tous, mis en ligne sur le site du ministère de l’Éducation nationale. Quatre scénarios sont envisagés – vert, jaune, orange et rouge – selon le degré de l’épidémie. À partir du 2 septembre, le niveau 2 (jaune) s’appliquera partout en France. Le passage d’un scénario à un autre est arrêté en fonction du contexte sanitaire général du territoire et au vu de l’avis des autorités de santé.

Port du masque obligatoire

Le ministre de l’Éducation nationale, Jean-Michel Blanquer, a confirmé que le pass sanitaire ne serait pas demandé à l’école. Le port du masque sera obligatoire en intérieur pour tout le personnel et les élèves, et ce, dès l’école élémentaire. En revanche, il ne sera pas exigé en extérieur, sauf mesures locales prises par les préfets.

En ce qui concerne les activités physiques et sportives, elles pourront se dérouler sans difficulté en intérieur comme en extérieur, dans le respect d’une distanciation de deux mètres.

Si un élève est contaminé, tout dépendra de son niveau de scolarisation. Dans les écoles, la règle de la fermeture de la classe pour une durée de 7 jours dès le premier cas positif continuera à s’appliquer. Mais dans les collèges et les lycées, le protocole incite fortement à la vaccination puisque en cas de contamination dans une classe, les élèves cas contacts non vaccinés devront s’isoler chez eux pendant sept jours en enseignement à distance, tandis que les adolescents justifiant d’une vaccination complète pourront continuer à suivre les cours en présentiel.

Les gestes barrières (lavage des mains, port du masque, respect des distanciations) doivent être appliqués en permanence, partout, et par tout le monde. Ce sont en effet des mesures de prévention particulièrement efficaces contre la propagation du virus. S’ajoutent la limitation du brassage des élèves, l’aération fréquente des classes, le nettoyage des tables. Côté cantine, pas de changement par rapport à l’an dernier : la désinfection des tables du réfectoire devra être faite après chaque service ; et les enfants d’une même classe déjeuneront à la même table.

Des syndicats réservés

Jugées trop générales, floues, les règles présentées par le ministre de l’Éducation nationale, sont loin de faire l’unanimité. Pour certains syndicats, les consignes sanitaires devraient pouvoir être durcies dans les zones les plus touchées. « Le protocole niveau 2 dit ‘pas de masque en extérieur’, notamment dans les cours de récréation, observe le SNUipp-FSU, syndicat majoritaire des professeurs des écoles. Est-ce bien raisonnable alors qu’on a une circulation du virus dans certains départements qui est très élevée ? »

Autre point d’achoppement : les tests de dépistage. Le ministre souhaite que 600 000 tests par semaine soient effectués à partir de la rentrée. Mais ces autotests et ces tests salivaires n’ont pas rencontré un énorme succès au cours de la dernière année scolaire.

*21 groupes scolaires

  • Treize classés en REP + : Gabriel-Péri, Louis-Pergaud A, Louis-Pergaud B, Léo-Lagrange, Charles-Perrault, Centre, Anatole-France A, Anatole- France B, Henri-Wallon, Jean-Moulin, Flora-Tristan, Paul-Langevin, Saint-Exupéry.
  • Sept sont en REP : Max-Barel, Charréard, Joliot-Curie, Georges-Lévy, Moulin-à-Vent, Ernest-Renan, Jules-Guesde.
  • Le groupe scolaire Parilly ne relève pas de ces réseaux, il est en dispositif DIF (environnement difficile).

Réforme du bac : en 2022, exit les E3C

Le ministre de l’Éducation nationale, de la Jeunesse et des Sports a décidé d’ajuster sa réforme du baccalauréat en renforçant le contrôle continu et en abandonnant les épreuves communes. Les fameuses E3C (épreuves communes de contrôle continu), à l’origine de grands mouvements de contestation lors de leur mise en place en 2018, sont supprimées. Il faut dire que la crise sanitaire est passée par là et que les épreuves n’ont pu avoir lieu en 2020 et 2021.

Les épreuves terminales compteront pour 60 % de la note finale et le contrôle continu 40 %. En classe de première, les épreuves de français sont maintenues, oral et écrit. En terminale, les deux enseignements de spécialité, la philosophie et le grand oral seront évalués sous la forme d’une épreuve finale.

Le contrôle continu concerne les langues vivantes, l’histoire-géographie, l’éducation physique et sportive, l’enseignement scientifique, l’enseignement de spécialité suivi en classe de première et l’enseignement civique.

Des syndicats partagés

Face à cet ajustement, les syndicats se sont montrés partagés : le SNES-FSU et le SNALC ont dénoncé l’accent mis sur le contrôle continu, accusé notamment d’accroître les inégalités entre les élèves et les établissements. « Le renvoi au local de l’évaluation, sans aucun cadre national, amplifie les inégalités, met les élèves et les enseignants sous la pression d’une évaluation permanente », déclarent les deux organisations dans un communiqué. En revanche, ce possible changement est du goût du SNPDEN, le syndicat des chefs d’établissements, qui estime que les épreuves communes étaient « complexes » à organiser dans les lycées.


Offre périscolaire : le matin et le mercredi aussi

L’offre périscolaire s’élargit en cette rentrée avec un accueil, dès le 8 septembre, le mercredi de 8h30 à 17h30, au sein des maisons de l’enfance et antennes périscolaires. 920 enfants sont déjà inscrits : ils viendront soit à la journée (de 8h30 à 17h30) soit uniquement l’après-midi (de 13h30 à 17h30). Les tarifs, qui incluent soit le déjeuner soit le goûter, sont fixés, comme pour la restauration scolaire, selon le quotient familial.

Une seconde campagne d’inscription s’ouvre pour un accueil des enfants après les vacances de la Toussaint. On peut le faire en ligne jusqu’au 15 septembre sur venissieux.fr, rubrique « Enfance-jeunesse/temps périscolaires », ou sur rendez-vous en mairie du 6 au 17 septembre. La réponse sera donnée aux familles aux plus tard le 24 septembre. Annulation possible pour les familles jusqu’au 30 septembre.

Concernant la garderie du matin, elle débutera dès le 3 septembre. À l’heure du bouclage d’Expressions, 578 enfants étaient inscrits, dont 268 viendront de manière régulière. Ce système d’accueil matinal est ouvert à tous les enfants dès deux ans, les lundis, mardis, jeudis et vendredis, de 7h30 à 8h20, avec deux temps d’arrivée possibles : à 7h30 et 7h55. Deux types d’accueil distincts sont prévus : l’un régulier pour les parents qui sont en situation d’emploi ou en formation, l’autre occasionnel en cas de mode de garde ponctuel (rendez-vous administratif ou médical, convocation judiciaire…). « Dans ce cas, rappelle Véronique Forestier, adjointe en charge de l’éducation, il sera demandé un délai de quelques jours pour inscrire l’enfant. »

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *