À la découverte de l’IEAJA de La Roseraie

Le groupe Clinipsy va lancer des travaux de mise aux normes des locaux de La Roseraie d’ici la fin du printemps. Tout devrait être terminé début 2022, afin d’accueillir les premiers jeunes patients souffrant de troubles psychiques.

Nous vous l’annoncions dans notre précédente édition : le groupe Clinipsy va ouvrir début 2022 un Institut de l’enfant, de l’adolescent et du jeune adulte (IEAJA), dans les locaux de l’ex-clinique de La Roseraie, boulevard du 11 novembre, en face de l’hôpital mutualiste Les Portes du sud.

Il s’agit d’un établissement de santé spécialisé dans la prise en charge des troubles psychiques des 12/25 ans. Avant d’accueillir les premiers patients, certains travaux de mise aux normes vont être apportés. « Le bâtiment A, le plus élevé, sera composé d’unités d’hébergement, précise Céline Vigné, directrice du groupe. Les travaux, outre les mises aux normes, consisteront à supprimer les kitchenettes qui étaient dans les studios. » Rappelons qu’en 2014 l’ancienne clinique, transformée en résidence, devait accueillir des jeunes et des personnes âgées dans des logements individuels : plus de 150 logements sur quatre étages… qui sont finalement restés vides, avant de servir d’hébergement d’urgence entre octobre 2016 et août 2018. Ces logements seront transformés en simples chambres. Les salles de bains seront toutefois gardées. Des espaces seront par ailleurs aménagés pour les personnels médicaux, les soignants ou encore administratifs.

50 lits en hospitalisation

C’est dans cette aile de l’établissement que seront hospitalisés les jeunes de 12 à 25 ans. L’établissement proposera 50 lits en hospitalisation et 20 places en hôpital de jour. « Notre établissement sera organisé autour de trois pôles, détaille Céline Vigné : un pôle soin études pour les décrochages scolaires et les phobies sociales, un autre pour les troubles nutritionnels complexes, et un troisième pour les jeunes souffrant de troubles somatiques associés à des troubles psychiques. Ces trois volets étaient réellement en carence dans le Rhône. Les enfants étaient parfois obligés d’être hospitalisés loin de leurs familles. »

Les bâtiments B et C, en face de l’entrée, seront également réorganisés en profondeur. « De nombreuses activités nécessitant de l’espace y seront proposées, précise la directrice du groupe Clinipsy certaines pièces seront donc agrandies. »

Compte tenu de l’état quasi-neuf de la résidence, les travaux devraient être menés relativement rapidement. « Nos premiers patients seront accueillis début 2022. Ils pourront être orientés chez nous par la médecine de ville, mais surtout nous allons travailler en lien et en complémentarité avec les services spécialisés en pédopsychiatre et en partenariat avec les Hospices Civils de Lyon, et les centres hospitaliers du Vinatier, de Saint-Jean-de-Dieu et de Saint-Cyr-au-Mont-d’Or. »


Éventail des soins : anorexie, phobie sociale et phobie scolaire

Les troubles de l’alimentation (anorexie, boulimie), autrement appelés troubles des conduites alimentaires ou du comportement alimentaire (TCA), désignent des perturbations graves : privation et perte de poids (anorexie), ingestions excessives d’aliments (boulimie). Ces pathologies ont des répercussions négatives sur la santé physique et mentale de l’individu. Les TCA touchent beaucoup plus de femmes que d’hommes, et débutent souvent à l’adolescence ou au début de l’âge adulte.

La phobie sociale est un trouble psychologique qui n’a rien à voir avec la timidité. Elle apparaît chez l’enfant à partir de l’âge de 3 ans (la maternelle fait alors souvent part de difficultés relationnelles avec les camarades). L’enfant présente des difficultés à prendre la parole, à entrer en lien avec les jeunes de son âge. Il est souvent très mal en récréation ou pendant les activités extrascolaires.

La phobie scolaire concerne 2 % des enfants en âge d’aller à l’école. Les spécialistes la définissent comme « le refus de se rendre à l’école ou de pénétrer dans la classe ». Ce refus est lié à une angoisse intense, qui peut s’exprimer à travers des symptômes somatiques (maux de tête, maux de ventre, sueurs) pouvant même aller jusqu’à la panique.

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