Nuits de Fourvière : elles nous ont tant manqué

Le nouveau visuel des Nuits est signé Ken Hermann, un photographe associé à cette édition
Les points d’interrogation semblent enfin levés : le grand festival lyonnais d’été aura bien lieu cette année du 1er juin au 30 juillet. Et, comme d’habitude, il y en aura pour tous les goûts.

Ce pourrait être une histoire d’eau, de vagues, de sac et de ressac, de marées montantes et descendantes. Une histoire accrochée aux lèvres du plus haut sommet de l’État, celle d’un festival qui se retrouvait à chaque déclaration comme en apesanteur, faisant la nique à Thomas Pesquet : se tiendrait ou ne se tiendrait pas ? Avec des dates dès fin mai ou dans le créneau habituel ? Avec ou sans jauge ? Avec ou sans passeport vaccinal ? Dans un seul lieu ou dans plusieurs ?

Après l’obligation d’annulation de la dernière édition des Nuits de Fourvière, Dominique Delorme, directeur de la manifestation, se trouvait dans la même position que tous ses collègues à la tête des grands festivals d’été nationaux : comment communiquer avec autant de doutes ? Après les déclarations d’Emmanuel Macron du 29 avril dernier, il sera dit que le 75e anniversaire des Nuits pourra bien avoir lieu. C’est officiel depuis ce 3 mai. Quand ? Du 1er juin au 30 juillet. La jauge ? Le président de la Métropole, Bruno Bernard, répond dans son éditorial : « La tenue des Nuits de Fourvière, tandis que nombre de festivals restent incertains, est une excellente nouvelle. L’ensemble de l’équipe a réalisé un travail remarquable pour s’adapter au contexte sanitaire. Le festival ne pourra malheureusement qu’accueillir un nombre limité de spectateurs et cela alors que l’art, les réflexions et les plaisirs qu’il suscite nous ont tant manqué. »

Pour les lieux, outre les deux théâtres romains de Fourvière, le festival se déroulera également à La Renaissance d’Oullins, au musée des Confluences, à l’amphi de l’Opéra de Lyon, au Point-du-Jour et à l’ENSATT.

Avec la Biennale de la danse

Autre hasard du calendrier : annulée elle aussi l’an dernier, la Biennale de la danse a été reportée en juin 2021. Trois de ses spectacles seront donc joués pendant les Nuits : les 1er et 2 juin, la chorégraphe sud-africaine Robyn Orlin s’associe à la chanteuse Camille pour une aventure qu’on nous présente comme « humaine, aquatique, transatlantique ». Les 9 et 10 juin, Joseph Nadj présentera Omma. Enfin, les 13 et 14 juin, les danseurs du Ballet national de Marseille répondront à l’appel de RONE et (LA)HORDE pour Room With a View.

Le reste de la programmation des Nuits se partagera entre théâtre, cirque, opéra et musiques tous genres confondus.

Citons ainsi, pêle-mêle, du théâtre avec Antigone à Molenbeek ou le retour de la Comp. Marius avec Les Enfants du paradis sans oublier Molière revu par tg STAN (Poquelin II). Mais aussi un opéra-tango d’Astor Piazzola en partenariat avec l’Opéra de Lyon, Maria de Buenos Aires.

La musique viendra de tous les horizons : les derviches tourneurs, un opéra d’Afrique centrale, du jazz italien et français, Melody Gardot, Beethoven, Orange Blossom et Sona Jobarteh, Asaf Avidan, Jane Birkin et Louis Chedid, Alain Souchon, Philippe Katerine, Benjamin Biolay, Stephan Eicher, Catherine Ringer, Woodkid, Selah Sue, Pomme, Mogwai… De quoi saliver.

Enfin, signalons encore des ateliers cirque sur l’esplanade de l’Odéon. Ils seront animés par des professionnels de l’école de cirque de Ménival. Qui, rappelons-le, s’installera dans le futur à Vénissieux, au Grand Parilly.

www.nuitsdefourviere.com – 04 72 32 00 00.

La billetterie sera ouverte le 4 mai à partir de 12 heures.

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