Confinement : le directeur de la MAJO agréablement surpris par ses jeunes

Le confinement est suivi à la lettre par les jeunes résidents et le personnel de la Maison des jeunes ouvriers de Vénissieux. Un exemple de cohabitation intelligente pour Habib Darwiche, son directeur.

Habib Darwiche

La MAJO accueille surtout des jeunes de moins de 25 ans, un âge où on a la bougeotte ! Comment se déroule le confinement ?
Étonnement bien. Sur le plan médical, personne n’a été touché. Une infirmière a en charge l’état de santé des résidents (certains présentent asthme et diabète), on a même réservé six studios si un jeune était touché… Les 136 jeunes, dont 37 mineurs, respectent à la lettre les consignes et le confinement. Exit les visites bien sûr, les repas en commun et la salle d’animation avec télé, on a mis en place avec un traiteur un système de plateau-repas pour les mineurs. Les autres se font leur propre repas dans leur cuisine, font leurs courses le plus souvent à l’hypermarché, à côté… J’avais un peu anticipé le confinement en me procurant gel et gants. J’ai même devancé la chasse aux masques, une couturière nous en avait confectionné plus de 120, en tissu, lavables.

Habitués à travailler, en formation, en stage ou en cursus scolaire, comment les résidents vivent-ils cette période ?

Comme tout un chacun, en lisant, en écoutant de la musique et bien évidemment en utilisant les réseaux sociaux. Pour nos lycéens, la plupart sont en relation avec leurs profs, on leur fournit des livres. Un éducateur accompagne celui qui a des rendez-vous médicaux. L’heure de la pratique sportive avec attestation est appréciée, la MAJO est idéalement bien située. En fait, on a vraiment la chance d’avoir obtenu une telle qualité de vie, ici, rien à voir avec l’ancien établissement de la rue Louis-Blanc.

Et du côté des employés ?
Certains sont en télétravail, en chômage partiel, on travaille avec un effectif réduit. N’oublions pas que nous sommes ouverts 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7. On a repensé notre système d’accueil, réorganisé notre fonctionnement interne, aménagé un nouveau planning. Afin de respecter les distanciations sociale et physique, on évite de se croiser, ou alors le moins possible. Par téléphone ou en visioconférence, je fais souvent le point avec les cadres. J’en profite pour tirer un coup de chapeau à l’ensemble du personnel et aux résidents.

Comment préparez-vous le déconfinement ?
On n’en est pas encore là. On ne va pas se jeter dans le quotidien habituel, le télétravail sera dans un premier temps privilégié, et on s’adaptera progressivement en fonction des événements et des décisions gouvernementales.

 

Vidéo France 3 Auvergne-Rhône-Alpes

 

 

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