Groupe scolaire Anatole-France : mobilisation autour de l’autisme


Alors qu’était célébrée ce mardi 2 avril la Journée mondiale de sensibilisation à l’autisme, les parents d’élèves de l’école Anatole-France, qui abrite une unité spécialisée, demandent un dépistage précoce, davantage de leiux de scolarisation dédiés, et une information pour tous sur ce trouble du comportement.

Des affiches sur les murs de l’école Anatole-France rappellent que ce 2 avril est la Journée mondiale de l’autisme. Dans ce groupe scolaire, l’ensemble du personnel enseignant et administratif, ainsi que les parents d’élèves, sont particulièrement ouverts à ce handicap puisque depuis trois ans, sept petits garçons autistes fréquentent l’unité d’enseignement en maternelle (1) autour d’Ophélie, l’institutrice, les éducateurs spécialisés, l’orthophoniste, la neuro-psy et la psychomotricienne.

Ce mardi matin, nous avons retrouvé Lylia, la maman d’Adam, scolarisé depuis trois ans, et Mariam, celle de Yanis, qui fréquente  l’unité depuis septembre dernier. Toutes deux demandent davantage de structures pour accueillir les petits. “Depuis son arrivée il y a trois ans, Adam ne fait plus aucune crise, acquiert le langage, il joue beaucoup, mange bien. Il est en inclusion tous les jours en moyenne section de maternelle. La naissance de sa petite sœur Nessa, il y a tout juste trois semaines ne l’a pas perturbé. Je redoutais mon séjour à la maternité car nous sommes très proches… Mais il a bien compris qu’il restait avec son papa et ses grands-parents.”

Le grand public n’est pas suffisamment informé des troubles autistiques, soulignent les deux mamans. “Lorsque nous allons au parc par exemple, raconte Lylia, nos enfants, du fait de leur attitude, sont parfois rejetés par les autres petits, mais aussi certains parents. C’est compliqué et difficile à vivre.”

Mariam ajoute : “Des parents sont bienveillants, d’autres beaucoup moins. Lorsque Yannis n’était pas encore diagnostiqué, il avait des crises… Ma voisine est venue me demander ce qui se passait. On a peur pour nos enfants. Quand ils seront plus grands, seront-ils bien inclus dans la société ? Si les troubles étaient davantage connus, on expliquerait et les gens comprendraient.”

Outre l’Éducation nationale, l’unité d’enseignement spécialisée de l’école Anatole-France est portée par une association (AFG Autisme) et un service médico-social (SESSAD Emile Zola).

Outre une meilleure information, les parents demandent davantage de structures spécialisées en maternelle et la création d’autres en élémentaire. Mais aussi des AVS formés, et un diagnostic le plus précoce possible. Dans la grande majorité des cas, les enfants autistes sont en effet diagnostiqués entre 3 et 5 ans. Ce qui est bien trop tardif selon la Haute Autorité de santé (HAS). “Plus le diagnostic est posé tôt, plus les interventions pourront être mises en place précocement et aideront l’enfant dans son développement”, indiquait cette instance en février 2018. Il est possible de repérer, avant même l’âge de 18 mois, les premiers signes évocateurs d’un risque autistique. Par exemple chez des enfants qui ne babillent pas, qui n’arrivent pas à pointer à distance avec le doigt ou sont dans l’incapacité de réaliser certains gestes sociaux, comme faire coucou ou au revoir.” Alors que 35 000 petits naissent chaque année autistes ou avec des troubles neuro-développementaux, il est urgent d’intervenir dès les premiers signes.

 

 

Une pensée sur “Groupe scolaire Anatole-France : mobilisation autour de l’autisme

  • 8 avril 2019 à 9 h 06 min
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    Bonjour,
    Merci de ne pas oublier de préciser qu’outre l’Education nationale cette unité est portée par une association (AFG Autisme) et un service médico-social (SESSAD Emile Zola)

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