Michèle Picard : “Nous allons travailler pour que la mise en place des quatre jours soit une réussite”

Les parents d’élèves des écoles maternelles et élémentaires publiques de Vénissieux se sont prononcés à une très large majorité (76,29 %) pour le retour à la semaine des quatre jours dès la rentrée 2019. La réaction de Michèle Picard, maire de Vénissieux :



”Je me félicite de la bonne participation des parents. C’est tout le travail que nous avons mené en amont qui a permis d’atteindre ce taux de participation : réunion avec les parents, les enfants et les enseignants. Nous avons pris le temps de la concertation. Il n’y a pas de raison que les résultats soient différents à Vénissieux que partout ailleurs en France quand on voit le nombre de communes qui sont déjà repassées à la semaine des quatre jours.”

Le maire se réjouit également de la manière dont le scrutin s’est déroulé : “Nous avons fait les choses très sérieusement. Nous avons fait en sorte que tout le monde puisse voter, dans les écoles dès la sortie des classes ou par correspondance. À l’issue du scrutin une majorité importante est sortie des urnes, c’est pourquoi nous allons travailler pour que la mise en place des quatre jours soit une réussite”.

Michèle Picard ne se dit pas surprise des résultats “puisque la semaine de 4,5 jours mise en place sous le gouvernement de François Hollande n’avait pas le soutien des parents au départ. Rares sont ceux qui l’avaient validée”. Par ailleurs, le maire souligne qu’ “aucun bilan n’a été dressé ni par le gouvernement actuel ni par le précédent. Ce n’est pas aux villes de travailler sur les bien-fondés de cette réforme des rythmes scolaires”.

Michèle Picard observe toutefois que les parents se sont habitués à la qualité du périscolaire mis en place à Vénissieux, et s’inquiète des conséquences d’un retour aux quatre jours : “Depuis 2014, le périscolaire fonctionnait tous les jours entre 16 heures et 18 heures sur l’ensemble des écoles de la ville. Or en passant aux quatre jours, nous allons perdre la participation financière de l’État de 800 000 euros. L’enjeu est maintenant de se battre, tous ensemble, afin d’obtenir suffisamment de moyens pour maintenir un périscolaire de qualité”.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *