Chez Simplon, on forme les codeurs de demain

Favoriser l’accès à l’emploi des jeunes en difficulté grâce aux métiers du numérique, tel est l’objectif poursuivi par l’école Simplon, qui vient de s’installer à Vénissieux. Après s’être implantée dans 25 communes dont Paris, Villeurbanne ou Nice, elle a ouvert sa 26e « fabrique » au cœur des Minguettes il y a trois semaines. Dans ses locaux de la rue Georges-Lyvet, 24 élèves apprennent le codage web. Le cursus de six ou sept mois, auquel s’ajoutent 30 jours de stage, est gratuit. « Il n’y a aucun prérequis technique, et nous acceptons les débutants. Simplement, nous vérifions la motivation et l’esprit d’équipe des candidats, explique Pierre-Yves Charpenet, directeur Auvergne Rhône-Alpes. Qui précise que l’établissement a vocation à travailler « au cœur des quartiers ».

Fares, 28 ans, a enchaîné les petits boulots après avoir réussi un bac S. « J’ai essayé de me diriger vers une carrière d’éducateur sportif, mais j’alternais les périodes de chômage et de travail, se souvient-il. Mon conseiller Pôle emploi m’a alors conseillé de postuler à Simplon, ce que j’ai fait sans hésiter. » Ici, le jeune homme apprécie particulièrement les méthodes d’enseignement, qu’il juge enrichissantes et efficaces. « On vient tous d’univers et de formations différents, et les meilleurs aident les moins bons  […] En trois semaines, moi qui débutais quasiment en informatique, j’ai appris à construire une page web avec des lignes de code. J’imagine ce qu’il en sera dans huit mois ! »

Le 20 novembre, l’établissement a reçu la visite de Julien Denormandie, secrétaire d’État auprès du ministre de la Cohésion des territoires, Jacques Mézard. « Je suis certain que vous avez fait le bon choix et que vous allez trouver du travail, car le marché de l’emploi manque de codeurs, a-t-il assuré aux élèves à l’issue d’un long échange. Accompagné de plusieurs élus, dont le maire, Michèle Picard, et le vice-président de la Métropole de Lyon, Michel le Faou, Julien Denormandie s’est ensuite rendu dans les locaux du Grand projet de ville (GPV), afin de prendre la mesure des opérations de rénovation urbaine du plateau des Minguettes.

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