Renault Trucks : CGC, CFDT et SUD approuvent le plan social, pas la CGT

Après plusieurs mois de négociations, l’accord sur le plan social de Renault Trucks (508 suppressions de CDI dont 319 à Vénissieux et Saint-Priest) a été validé par une majorité de syndicats. La CFE-CGC, la CFDT et SUD ont validé le texte qui prévoit diverses mesures d’accompagnement : départs à la retraite, en pré-retraite, départs volontaires, mobilité externe… et licenciements au bout du bout si “aucune autre solution ne pouvait être mise en œuvre”.
Contrairement à l’autre marque du groupe, Volvo, qui a mis en place un plan de départs 100 % volontaires, la direction de Renault Trucks n’exclut donc pas des départs contraints. C’est l’une des raisons qui a poussé la CGT à ne pas signer.
À partir du 18 août et jusqu’à la fin du mois d’octobre, les salariés pourront faire acte de candidature pour telle ou telle mesure d’accompagnement. “Il faudra beaucoup de souplesse et une vraie volonté de la part de la direction pour que seuls des volontaires quittent l’entreprise”, souligne Éric Freyburger, délégué CFE-CGC, qui se félicite tout de même des avancées acquises lors des négociations, notamment l’allongement des indemnités supra légales de licenciement de 5 mois à 8 mois.
Pour la CGT, cela reste insuffisant pour éviter des départs contraints. “Ce n’est assez incitatif, on peut d’ores et déjà prédire qu’il y aura des licenciements, déclare Frédéric Panetié, secrétaire général du syndicat. Mais au-delà de ça, nous voulons surtout dénoncer le fait qu’il s’agit d’un plan boursier destiné à satisfaire les actionnaires. Il n’a pas d’autre utilité. Depuis 2001, les propriétaires du groupe AB Volvo ont touché plus de 83 % des résultats tirés du travail des salariés, soit plus de 9 milliards d’euros.”
La CGT, qui appuie son analyse sur une étude réalisée par le cabinet d’experts Secafi, s’inquiète par ailleurs des conséquences de ce plan sur la future répartition des charges de travail. Et rappelle que les 15 CHSCT (Comité d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail) de l’entreprise ont rejeté le plan pour cette raison.

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