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"Les jours heureux" présenté au cinéma Gérard-Philipe : quand on veut, on peut

Ce 5 décembre, le cinéaste Gilles Perret était au cinéma Gérard-Philipe pour animer deux débats autour de son documentaire, en collaboration avec l’ANACR. Malheureusement, Léon Landini, un des participants du film (résistant et président de de l’amicale Carmagnole-Liberté des anciens FTP-MOI) qui devait l’accompagner, n’a pu être présent pour raisons de santé.

« Les jours heureux » est un film qui réchauffe le cœur. Il évoque non seulement la Résistance et le programme du CNR, à travers les témoignages de résistants (Léon Landini, Robert Chambeiron, Daniel Cordier, Jean-Louis Crémieux-Brilhac, Raymond Aubrac, Stéphane Hessel), d’historiens et d’un économiste, mais montre également le plateau des Glières et les différents rassemblements qui s’y sont tenus depuis 2007 sous la houlette de citoyens et Résistants d’hier et d’aujourd’hui. Enfin, Gilles Perret interviewe plusieurs personnalités politiques pour les questionner sur l’abandon progressif des valeurs du programme. On trouve là Benoist Apparu mais aussi tous ceux qui, au cours de la campagne présidentielle de 2012, ont mentionné le CNR : François Bayrou, Jean-François Copé, Nicolas Dupont-Aignan, Jean-Luc Mélenchon, jusqu’au président François Hollande. La plupart des réponses sont édifiantes. Gilles Perret en met deux de côté, celles de Mélenchon et Dupont-Aignan. « Ils connaissaient le sujet. Les autres en avaient entendu parler et se sont raccrochés aux branches. »
Si le cinéaste a choisi de replacer son sujet complètement dans le présent (il évoque également le mouvement des Indignés et le livre de Stéphane Hessel, publié à la suite d’une de ses interventions aux Glières), c’est qu’il ne voulait pas « que ce soit seulement une belle histoire de la Résistance ancrée dans le passé ».
Lorsqu’en 2008, à la sortie de son film « Walter, retour en résistance », très beau portrait du résistant savoyard Walter Bassan, Gilles Perret discute avec le public dans les salles, il se rend compte que seul un petit nombre connaissait l’histoire du CNR. « Je voulais rendre hommage à des personnes dont plus personne n’avait entendu parler, tel Pierre Villon, l’un des principaux rédacteurs du programme du CNR. Et conscientiser les gens, leur montrer que, quand on veut, on peut. Il faut juste de la droiture et du courage. »

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