LP Jacques-Brel et résidences de personnes âgées : chansons d’hier et d’aujourd’hui

Partager le frisson de la scène avec un public n’est pas donné à tout le monde. C’est pourtant ce qu’ont vécu les élèves d’une classe de seconde ASSP (services et soins à la personne) du lycée professionnel Jacques-Brel ce 31 mai.
Le projet a été mené avec Mmes Tebbakh, professeur d’animation, et Buisson, professeur de français. Sophie Benzina, documentaliste, se chargeait de la logistique, et Sandrine Desmurs, prof de chant, naturellement de la partie chantée.
“Nous avons commencé par les emmener à l’Opéra pour voir “La vie parisienne” d’Offenbach, explique Mme Benzina, et leur montrer que la voix pouvait être un outil de communication.” Mme Tebbakh poursuit : “À travers le chant, nous avons voulu les sensibiliser au public des personnes âgées. Les élèves ont été en relation avec les deux résidences, Ludovic-Bonin et Henri-Raynaud.”
Quelques-uns des résidants s’étaient d’ailleurs déplacés ce 31 mai pour voir le résultat.
“Je leur ai proposé de collecter des chansons, intervient Sandrine Desmurs. Les lycéens ont écouté chanter les personnes âgées et se sont posé la question des répertoires. Chacun a ensuite amené les chansons qu’il aimerait chanter. On se rend compte du contraste : les chansons d’hier sont plus faciles à chanter, parce qu’elles comportent des mélodies. Pour celles d’aujourd’hui, les élèves ont eu de vraies difficultés : ce n’est pas la même chose de chanter avec le chanteur et tout seul. Les jeunes ont proposé Sexion d’assaut, Colonel Reyel, Kenza Farah mais aussi, curieusement, “On va s’aimer” de Gilbert Montagné et “Santiano” d’Hugues Aufray, sortis on ne sait d’où. J’ai également fait un parallèle avec la manière dont on raconte une histoire entre hier et aujourd’hui. Les chansons d’aujourd’hui, qu’elles parlent d’amour filial ou de passion, racontent moins une histoire et sont donc plus difficiles à mémoriser.”
C’est dans la salle polyvalente du collège Michelet que tous se sont retrouvés ce 31 mai, les jeunes sur la scène et les plus âgés parmi les spectateurs. En entendant “Mon amant de Saint-Jean”, “Le temps du muguet” ou “La java bleue”, ces derniers ne pouvaient s’empêcher de fredonner. Tandis que sur scène, le trac faisait bon ménage avec le plaisir de bien chanter. La performance  a été de qualité, avec de vraies recherches de mise en scène (tels ces petits bâtonnets de couleur que le public agitait en rythme avec les chanteurs). Tout le monde est reparti le sourire aux lèvres et quelques airs dans la tête.

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