50 % des enseignants de Marcel-Sembat en grève

Ce jeudi, 50 % des enseignants du lycée Marcel-Sembat étaient en grève pour manifester une nouvelle fois contre la Dotation horaire globale -la DHG- que le ministère attribue aux établissements pour fonctionner. Une délégation de professeurs était reçue en début d’après-midi au rectorat. “Nous avons fait part de notre mécontentement et de nos revendications. Au cas où le recteur y resterait sourd, nous avons déposé un préavis de grève pour le mardi 22 mars. Même si les services du recteur viennent de nous proposer une nouvelle audience, pour ce  jour-là.”

“Sur Sembat, précise Céline Guillot (enseignante), la diminution de la DHG entraîne la suppression de six postes.” Des postes que les enseignants sont invités à compenser en faisant des heures supplémentaires. “Le ministère préfère en financer plutôt que de créer des postes. Rien qu’à Sembat ces heures supplémentaires représentent 10,5% du nombre total d’heures. On impose à certains d’entre nous d’en assurer chaque semaine alors que d’autres collègues, faute de temps complet, sont obligés de travailler sur deux établissements. C’est le cas aujourd’hui de cinq collègues. »

La diminution de la DHG va compliquer encore le parcours des élèves en difficultés scolaires. Or, Sembat en accueille un nombre significatif : “Ce n’est la faute ni de ces élèves ni de leurs familles, ni des collèges dont ils sont issus, insistent les enseignants. Mais c’est le résultat d’une carte scolaire qui concentre les difficultés et les inégalités dans les mêmes lieux, au lieu de les combattre. »

Journée nationale d’action samedi
Ces enseignants seront sans doute nombreux à aller manifester à Lyon samedi, à l’occasion de la journée nationale d’action à laquelle appellent les syndicats du primaire et du secondaire. Dans un communiqué commun, ils rappellent qu’à la rentrée prochaine, 16 000 postes supplémentaires seront supprimés, malgré l’augmentation du nombre d’élèves. « Les effets seront immédiats sur la taille des classes dans les écoles, les collèges et les lycées, sur la scolarisation des enfants de 2 ou 3 ans, sur le suivi des élèves en difficultés et le remplacement des personnels absents… Le gouvernement fait le choix de la régression. Ses choix dessinent une école où les inégalités seront renforcées, une école plus dure pour les moins favorisés, une école où la concurrence entre établissements, par l’abandon de la sectorisation, sera la règle.”

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