Sensual clean service : sous la pression, les soubrettes rendent leur tablier

La plainte pour “racolage et mise en danger des personnes, atteinte à la dignité humaine et à l’image de la femme”, déposée le 3 mars par le maire de Vénissieux, Michèle Picard, auprès du procureur de la République de Carcassone, a manifestement été déterminante. La société Sensual clean service, qui proposait les services de jeunes femmes de ménage sexy, a décidé d’elle-même de cesser ses activités. Le site internet est encore accessible mais ne propose plus de services. Le créateur a expliqué sa décision en invoquant une pression trop forte.
L’indignation publique de Michèle Picard, début février, dénonçant un commerce “scandaleux, consternant et sexiste” avait créé l’événement, pour ne pas dire un emballement médiatique. Le maire de Vénissieux avait prévenu qu’elle n’en resterait pas là. Son intention étant clairement d’obtenir l’interdiction de cette société. D’où l’initiative d’une plainte auprès du procureur de la République de Carcassonne, Antoine Leroy, seul compétent à ordonner une enquête en raison de la domiciliation de ladite entreprise.
Le créateur de Sensual clean service a donc préféré devancer les difficultés en mettant lui-même la clé sous la porte. Il n’est pas certain que cela suffise à lui éviter de comparaître devant la justice.
“C’est une première victoire pour toutes et tous ceux qui ont mené ce combat contre la marchandisation de la femme et de son corps, a réagi Michèle Picard. (…) La plainte que j’ai déposée est toujours d’actualité. J’espère que cela conduira à une plus grande vigilance face à toute nouvelle initiative de ce genre.”

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