Centres sociaux des Minguettes : Roger-Vailland et Eugénie-Cotton main dans la main

Le directeur, Christian Joyeux-Bouillon, partage avec Claire Barthod, directrice adjointe, la responsabilité des deux sites

La réorganisation des centres sociaux Eugénie-Cotton et Roger-Vailland s’est décidée avec des habitants des Minguettes, réunis en groupe de projet. Une association de gestion commune vient d’être créée pour les deux sites, qui mutualisent leurs activités.

Une association de gestion des centres sociaux des Minguettes est née. Son directeur est Christian Joyeux-Bouillon, qui partage avec Claire Barthod, directrice adjointe, la responsabilité de gestion des deux sites : Eugénie-Cotton rue Georges-Lyvet, et Roger-Vailland rue Aristide-Bruant.  Cette équipe de direction se connaît bien : “Nous avons déjà travaillé ensemble à Vénissieux. Ici, nous sommes très complémentaires”. En effet : Claire Barthod, qui a assuré la direction du centre social de Parilly pendant neuf ans, est en charge du travail social ; Christian Joyeux-Bouillon est responsable de la gestion des deux sites.
La naissance de cette association de gestion est l’aboutissement d’une vaste réflexion menée aux Minguettes depuis 2008, année de la fermeture de Roger-Vailland. Les quartiers du plateau comptent plus de 20 000 habitants : c’est dire la nécessité de centres sociaux totalement adaptés à leurs attentes et besoins. Grâce au CUCS, le contrat urbain de cohésion sociale, une dynamique a été lancée. “La Ville, la Caisse d’allocations familiales et le centre social Eugénie-Cotton ont voulu que les habitants des Minguettes soient impliqués, expliquent les deux directeurs. Une étudiante en master de sociologie a d’abord enquêté pendant six mois auprès des différents partenaires. Elle a également interrogé vingt-six habitants, âgés de… 6 à 82 ans”. Un travail universitaire de grande qualité qui a valu à son auteur la mention Très bien, décernée par les enseignants.
Dans le même temps, l’équipe d’Eugénie-Cotton est allée à la rencontre des habitants pour leur expliquer cette démarche et leur souhait de les voir s’impliquer : “Bien entendu, on a ciblé les habitués du centre social. Nous avons également diffusé des tracts sur le marché, collé des affiches dans les allées et les lieux publics.” Petit à petit, une quarantaine de personnes se sont rassemblées en un groupe de projet. Chacun a exprimé ses envies, ses attentes et a fait des propositions qui ont permis d’affiner le projet. Quatre rencontres ont été organisées depuis septembre et deux autres devraient encore avoir lieu d’ici à fin mars. “C’est vraiment l’équipe du GPV -le Grand projet de ville-, qui nous a permis de mettre en place cette démarche”, insistent Claire et Christian.

Mutualiser les activités
Alors que les deux sites sont séparés par l’avenue Jean-Cagne, la ville et la CAF avaient fixé un autre objectif : faire “sauter” cette barrière et amener les habitants à circuler d’un côté à l’autre du quartier. La meilleure manière d’y parvenir étant de mutualiser les activités. “Dans le cadre de la rénovation des locaux d’Eugénie-Cotton par la Ville, une grande et belle cuisine a été installée, respectant toutes les obligations de la chaîne du froid. Les activités cuisine des deux sites y ont donc été regroupées. Les activités des centres de loisirs, enfant et adolescent, se déroulent à Eugénie Cotton, tandis que les ateliers d’expression enfant ou le centre de loisirs maternelle se font à Roger-Vailland. Autre exemple, les sorties familiales : on s’inscrit à Eugénie-Cotton et les départs sont fixés devant Roger-Vailland.” Une démarche de mutualisation qui attend d’ici peu son agrément officiel par la Caisse d’allocations familiales.
Actuellement, 712 familles représentant 1353 personnes participent aux activités sur les deux sites. “Notre objectif est d’attirer les habitants de Pyramide, d’Armstrong, de la Rotonde, etc. On va poursuivre un travail de partenariat avec les équipements de ces quartiers : maison de quartier Darnaise,  EPJ, bibliothèque Anatole-France, Maison du Rhône et bien sûr les établissements scolaires.”

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