Feyzin passe en zone police

Pas une révolution, mais tout de même une sacrée évolution. Depuis le 3 janvier, la ville de Feyzin est passée en secteur couvert par la Police nationale. Elle dépend désormais du commissariat de Vénissieux/Saint-Fons, lequel accueille 22 nouveaux officiers.
Ces officiers remplacent les douze gendarmes de Feyzin, qui sont réaffectés à d’autres casernes du département du Rhône. Le bâtiment, situé à la Bégude, sera quant à lui prochainement vendu ; le rez-de-chaussée pourrait être transformé en fond de commerce.
Du côté du commissariat de Vénissieux, dont les effectifs se portent désormais à 152 policiers, l’arrivée des nouveaux officiers a été longuement préparée. De nouveaux véhicules ont été mis à disposition. Le budget a été sensiblement augmenté. Un agrandissement des locaux est par ailleurs prévu.
Ce rattachement de Feyzin au commissariat de Vénissieux entre dans le cadre de la création progressive d’une toute nouvelle “police d’agglomération”, voulue par le ministère de l’Intérieur. Outre Feyzin, trois autres secteurs diront adieu, dès cette année, à leurs gendarmes, et bonjour à la police : Écully, Chassieu et Rilleux-la-Pape. Seule cette dernière ville verra la création d’un nouveau commissariat ; les autres seront rattachées à des structures voisines. “Notre objectif, déclarait Jacques Gérault, préfet de la région Rhône-Alpes, lors du lancement de cette opération, c’est d’être au minimum aussi bon que les gendarmes. Un état des lieux sera fait à la veille du transfert, puis, chaque mois, nous ferons un bilan. Nous serons dans un état d’esprit de mise en cause permanente. Pour décider des zones concernées par cette nouvelle organisation, deux critères ont prévalu : l’itinéraire des auteurs d’actes répréhensibles et les taux de délinquance urbaine.”
Cette arrivée a notamment été préparée en décembre par la création de patrouilles mixtes police-gendarmerie. Les militaires ont guidé les policiers, leur indiquant les zones sensibles et les types de délinquance rencontrés. Cette opération a également permis aux policiers de recueillir tous les signalements et toutes les informations pouvant aider au maintien de l’ordre. “Nous avons ainsi eu une véritable photographie de la zone, explique Thierry Sala, commandant de police au commissariat de Vénissieux. Si on ne peut comparer Feyzin et Vénissieux, cette dernière présentant une plus forte concentration des individus, un caractère moins rural, les deux villes ont de nombreux points communs. Feyzin, c’est un prolongement du tissu urbain.”
Un rattachement fait aux dépens de la couverture de Vénissieux ? Sur ce point, le commandant Thierry Sala se veut catégorique. “Nous n’avons absolument pas déshabillé Vénissieux pour habiller Feyzin. L’apport de 22 nouveaux policiers, qui se consacrent uniquement à Feyzin, nous a permis de maintenir, en terme d’effectifs, la même couverture de Vénissieux. J’estime que nous avons donc toujours les moyens de répondre aux besoins des Vénissians. D’autant que nous avons eu, il y a peu, le renfort de l’Uteq (Unité territoriale de quartier), pour apporter une réponse adaptée aux spécificités locales.”

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