La balade contée du patrimoine artistique vénissian

Sylvie Dupin et Christine Goyard devant "Pour ralentir… Enfin !" (Photo Stéphanie Gauci, Direction de la Communication - Ville de Vénissieux)

Artiste elle-même, poète, écrivain et grande passionnée d’art, Christine Goyard est aussi, d’après la présentation de Jean-Charles Monot (directeur de l’Espace arts plastiques qui organisait cette balade contée dans le cadre des Journées européennes du Patrimoine), “une médiatrice”.
Cette promenade invite chaque année depuis trois ans une trentaine de personnes à découvrir des œuvres d’art installées dans la ville. Pour la deuxième année consécutive (la première balade contée était guidée par Brigitte Carle), Christine a su capter l’attention de son public et raconter vraiment les œuvres. Elle parle de ses rencontres avec les artistes, éclaire ses commentaires d’un poème que lui a inspiré une sculpture, lit un texte et fait participer l’auditoire.“Je m’intéresse à l’auteur avant de m’intéresser à l’œuvre, avoue Christine. L’humain est plus important. Si la signature n’est pas apparente, je fais des recherches, me mets en situation d’étude.”
À sa suite, on a fait connaissance avec le petit monde des guetteurs d’Yves Henri : deux sont disposés à l’IME Jean-Jacques Rousseau, sous le nom de “Ravaudeux”. Puis, dans le nouveau cimetière, avec le monument mort conçu par Gérald Martinand en 1976. Au collège Triolet, l’assistance a été étonnée de découvrir, cachés par un garage construit depuis, “Les soleils” de José Neves. Tout près de là, Sylvie Dupin elle-même a parlé des mosaïques installées devant la maison des fêtes et des familles. Elle les a baptisées “Pour ralentir… enfin !” “Les voitures avaient tendance à aller tout droit. L’idée était de les freiner. Le mur existait déjà et les volumes ont été construits en quinze jours. Les mosaïques ont eu trois mois de réalisation. C’est la seule fois où je les ai utilisées.”
Le dernier arrêt de la balade contée s’est fait au pied de “La République des peuples”, sculpture monumentale de Georges Salendre qui surplombe le quartier Monmousseau du haut de ses dix mètres depuis 1968. Premier prix de sculpture en 1913, Salendre a essaimé ses œuvres dans toute l’agglomération, de la sculpture monumentale de Grange-Blanche commandée par Édouard Herriot au Veilleur de pierre de la place Bellecour. “La République des peuples” était une commande officielle de Marcel Houël, alors maire de Vénissieux.
À l’issue de la balade, les promeneurs  étaient ravis, parmi lesquels Madeleine Lambert, créatrice du service arts plastiques à la mairie.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *