Lundi soir, à 18 heures, près de 200 personnes se sont rassemblées devant l’hôtel de ville de Vénissieux, en hommage aux victimes de l’attentat raciste et islamophobe de Trappes. « C’était impossible pour nous de ne pas venir, témoignait Samia, présente avec ses deux filles. Le racisme, on doit vivre avec tous les jours, dans les médias, dans les bouches de certaines personnes que l’on croise. À Trappes, une personne est décédée et cinq autres ont été blessées. C’est ça, la réalité du racisme et de l’islamophobie en France en 2026. »
Dans son discours, le maire, Idir Boumertit, a tenu à adresser aux victimes « tout le soutien, la solidarité et l’affection de Vénissieux ». « Le racisme tue. Le racisme a tué Pengo Bossio Wengi. (…) Certains discours se banalisent dans le débat politique, sur les plateaux de télévision et jusque dans la parole de responsables gouvernementaux. Les musulmans, les Arabes, les noirs, les étrangers sont trop souvent désignés comme un problème pour notre pays. » Et le maire d’appeler à une « réponse à la hauteur, celle d’une République qui ne négocie pas avec le racisme et l’islamophobie, mais les combat ».
Kodia Kouadjo, adjoint au maire en charge de la lutte contre les discriminations, a prolongé l’appel du maire à une réponse ferme à cet événement. « Notre République doit se tenir une et indivisible. Elle doit protéger chacun de ses enfants avec la même détermination car les préjugés, la banalisation des discours racistes et leur relais médiatiques, contribuent à placer une cible sur des personnes. Nous ne pouvons pas laisser les idées de ceux qui détruisent le vivre ensemble devenir ordinaires. »






























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