

Pour Louis Maurin, consultant chez Compas, par ailleurs directeur de l’Observatoire des inégalités, « il ne s’agit en aucun cas de stigmatiser, mais de montrer où est l’urgence et d’inciter à des politiques sociales plus justes. »
Le taux de pauvreté calculé correspond au pourcentage de ménages qui, dans une ville donnée, perçoivent moins de 60 % du revenu médian national après prestations et avant impôts, soit 954 euros. Le classement va ainsi de 7 % de taux de pauvreté à Neuilly-sur-Seine à 46 % à Roubaix. Vénissieux, avec un taux de 32 % et un revenu médian des ménages pauvres de 732 euros, apparaît comme la ville la plus défavorisée de la région Rhône-Alpes.
Une analyse par typologies de communes permet de distinguer trois groupes bien distincts : les villes des départements d’outre-mer comme Saint-Pierre à la Réunion (46 %), celles frappées par la désindustrialisation à l’image de Calais (32 %), et enfin, comme Vénissieux, les communes périphériques des grandes agglomérations. Mais partout, souligne Hervé Guéry, directeur du Compas, « on constate l’importance du logement social dans la répartition de la pauvreté sur le territoire ». En l’espèce, Vénissieux est un cas d’école puisqu’elle compte plus de 55 % de logements sociaux dans son parc immobilier. À l’inverse, les villes-centres comme Lyon, où l’envolée des prix du logement locatif chasse les ménages aux revenus modestes, affichent des taux de pauvreté inférieurs à 20 %.
Actus
Vénissieux serait la ville la plus défavorisée de Rhône-Alpes
Pour la première fois, une étude a établi le taux de pauvreté locale des cent plus grandes villes de France. Avec un taux de 32 %, Vénissieux apparaît comme la ville la plus défavorisée de la région.





























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