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Insertion professionnelle : l’éloquence, pour s’affirmer et convaincre

Pendant les vacances, un « atelier éloquence » était planifié à l’Espace Pandora. Quatre filles et quatre garçons, âgés de 11 à 22 ans, ont réussi à vaincre leur appréhension de prendre la parole en public.

Les jeunes ont mis beacoup de coeur à l’ouvrage

Structurer ses idées et soigner la forme pour apprendre à convaincre : entre la théorie et la pratique, il n’y a qu’un pas. Il n’est pas toujours facile à franchir, surtout lorsqu’on est jeune et que l’on se cherche. « Cette troisième session éloquence* vise à aider les jeunes à s’affirmer, » explique Christophe La Posta, de l’Espace Pandora. L’activité peut les aider à s’orienter, notamment dans la recherche d’emploi. »

« La persuasion, c’est l’art de la parole par le discours », expose d’emblée Maître Mélisa Semari à son auditoire. L’avocate lyonnaise, chargée d’animer le jeu de rôle, sait trouver les mots pour motiver ses troupes. « La parole est une arme. Ne vous dites pas qu’elle est réservée aux élèves des quartiers huppés. La force de persuasion vient avant tout du langage corporel, de l’intonation et de la voix. »

Capter l’attention

Après une salve de conseils – « restez bien ancrés au sol ; évitez d’avoir les bras derrière le dos ; les mots et les silences aident à capter l’attention de son interlocuteur » – quatre binômes se forment. Les deux premiers se préparent à s’affronter sur un thème tout à fait dans l’air du temps : « Peut-on se passer des réseaux sociaux ? » L’équipe des « optimistes » tente d’imposer ses arguments en réponse au tandem des « mitigés ».

Maître Semari retire du positif des interventions et prend soin de le mettre en valeur : « Miguel, tu as bien su jouer avec les émotions ». Mais l’avocate n’oublie pas les axes à améliorer : « Ne lisez pas trop vos notes. Ça affaiblit votre argumentation. Regardez plus le public ! » L’avocate pointe même quelques fautes rédhibitoires : « Attention ! La casquette, le chewing-gum, c’est non ! »

Sans transition, la seconde partie voit deux duos batailler autour d’une question tout aussi concernante : « Quel avenir en dehors du quartier ? » Selon Abdel (22 ans), il y en a un. « On a plein de potentiels dans les quartiers mais pas toujours beaucoup d’opportunités », affirme le jeune homme, désireux de devenir commercial multimédia.

* Cette session éloquence était organisée par le Pôle économie de la Ville de Vénissieux, l’Espace Pandora, le programme de réussite éducative (PRE) et l’association sauvegarde 69.

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