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Un roman de Carlos Soto : les douleurs de Dolorès

Après avoir raconté son enfance dans Le Passant sévillan, Carlos Soto, correspondant local du Progrès, récidive avec un roman sur fond de guerre civile espagnole, Dolorès.

Après avoir raconté son enfance dans Le Passant sévillan, Carlos Soto, correspondant local du Progrès, récidive avec un roman sur fond de guerre civile espagnole, Dolorès.

Rares sont les Vénissians qui ne connaissent pas Carlos Soto. Certes, il a pris sa retraite à l’AFPA de Vénissieux, où il a enseigné de nombreuses années. Certes, il a aujourd’hui quitté notre commune, où il a vécu de 1971 à 2013. Mais on continue de croiser Carlos dans les manifestations sportives et culturelles, en tant que correspondant du Progrès.

Après avoir écrit tant d’articles, il était normal que Carlos ait envie de passer à quelque chose de plus consistant : un livre. Il a franchi le pas en 2019 avec Le Passant sévillan, dans lequel il raconte son enfance andalouse.

Son encre n’était pas tarie. Voici que l’ami Carlos récidive avec Dolorès, qu’il publie chez Édilivre. L’histoire de la fuite vers la France d’un couple de Républicains espagnols suite à la victoire franquiste.

“Tout est parti d’une loi, sortie en Espagne en 2018, sur la mémoire collective. Elle a été élaborée par le président Pedro Sanchez. Mettant fin à des années d’amnésie, elle a permis aux anciens Républicains de récupérer leurs droits les plus extrêmes. Mon livre est nourri d’un ensemble de témoignages.”

Carlos rappelle également que nombre de Républicains “ont été raccompagnés par la police française de l’autre côté de la frontière. Les franquistes les ont fusillés. D’autres ont pu passer mais ont malheureusement fini dans des camps installés à Rivesaltes, Saint-Cyprien, Argelès… jusque dans le Lot”.

Dolorès suit la trajectoire d’une famille qui, devant quitter Séville, fuit vers Malaga, “qui est tombée en 1937”, puis rejoint Barcelone. La ville est prise en février 1939 par les troupes de Franco. “Comme Dolorès a de la famille à Vénissieux et qu’elle a une proposition d’emploi, elle peut passer la frontière et transite par un camp. Quelqu’un de ma famille a suivi ce même trajet.”

À peine son livre sorti — on le trouve chez l’éditeur et sur les habituels sites en ligne —, Carlos s’est déjà lancé dans une nouvelle aventure tout aussi prenante : il traduit son récit en espagnol, qu’il parle parfaitement, et trouve l’expérience enrichissante.

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