Cinéma Gérard-Philipe : Viva Rossellini

Anna Magnani dans « Rome, ville ouverte »
Pour les amateurs de cinéma classique, l’été sera néoréaliste.

Pendant tout l’été, le cinéma Gérard-Philipe propose une sélection de films du cinéaste italien Roberto Rossellini, l’un des créateurs du néoréalisme après la guerre. Cinq films seront ainsi présentés pendant tout le mois d’août et la première semaine de septembre, à raison d’un par semaine. Après avoir passé l’été dernier en compagnie d’Alberto Sordi, Marcello Mastroianni et Ugo Tognazzi, Gérard-Philipe poursuit sur sa lancée et continue de nous faire découvrir les joyaux du cinéma transalpin.

Du 4 au 10 août, on pourra ainsi avoir le privilège de jouir sur grand écran de Rome, ville ouverte (1945), sans doute le plus connu. Joué par la grande Anna Magnani, le scénario auquel a participé Federico Fellini, raconte les derniers jours de l’occupation allemande à Rome.

Anna Magnani dans « Amore »

On retrouvera, du 11 au 17 août, la Magnani dans Amore (1948). Le film est composé de deux épisodes. Le premier, La Voix humaine, est adapté de Jean Cocteau et tient du pari puisqu’il consiste en une seule conversation téléphonique entre une femme et son amant qui la quitte. Le second, Le Miracle, une fois de plus co-écrit par Fellini, évoque une femme naïve qui croit que sa rencontre avec un prétendu saint tient du miracle.

Ingrid Bergman dans « Stromboli »

Du 18 au 24 août, avec Stromboli (1949), Rossellini change d’interprète. Il vient de rencontrer Ingrid Bergman, dont il est éperdument amoureux, et avec qui il tournera plusieurs de ses grands films. Dans Stromboli, perdus dans l’aridité et la beauté des paysages volcaniques, deux êtres se déchirent au lendemain de la guerre.

Le très rare « La Machine à tuer les méchants »

Beaucoup plus rare est La Machine à tuer les méchants (1952), à l’affiche du 26 au 30 août. Le film tient tout autant de la comédie que de la fable morale. Il y est encore question de miracle et d’un appareil photo faisant disparaître les méchants. Une réelle curiosité.

Ingrid Bergman et Mathias Wieman dans « La Peur »

Avec La Peur (1954), Rossellini trouve dans une nouvelle de l’écrivain autrichien Stefan Zweig l’idée de se rapprocher du film noir, en vogue à cette époque. Il est question d’adultère et de chantage et Rossellini trouve en Ingrid Bergman une interprète idéale. En cette seule année 1954, le couple va tourner trois films (Voyage en Italie, La Peur, Jeanne au bûcher) avant de se séparer en 1957.

Rome, ville ouverte, Amore, Stromboli, La Machine à tuer les méchants, La peur : alors, oui, vraiment, l’été pourra être néoréaliste !

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *