

Décédé le 18 mars dernier à l’âge de 86 ans, Pierre Barioz possédait la dernière ferme qui soit restée en activité, au 7-9, rue du Président-Salvador-Allende. Dernier agriculteur de Vénissieux, il avait pris sa retraite en 2000. Parmi ses trois enfants, Gilles est le président du syndicat agricole de Corbas, Feyzin et Vénissieux, à la tête d’une exploitation agricole à Corbas. Son frère Clément est lui aussi président, cette fois de l’association vénissiane Viniciacum, succédant à Gérard Petit.
Élève de l’école Pasteur, Pierre avait repris l’exploitation familiale, cultivant du blé, du maïs, de l’orge et de l’avoine. En 1950, grâce au Plan Marshall, sa famille avait avait pu faire l’acquisition du premier tracteur de la commune. Et elle était toujours prête pour les innovations. Ainsi, dans son livre De Viniciacum à Vénissieux, paru en décembre dernier, Gérard Petit mentionne que « la première moissonneuse-batteuse est apparue à Vénissieux en 1965, dans la ferme Barioz. » Il précisait encore que la famille Barioz était venue de Savoie pour s’installer à Vénissieux « depuis au moins le début du XVIIe siècle ».
Pierre Barioz avait assisté à la dégradation de sa profession, avec le morcellement des terrains quand l’avenir, avait-il précisé à notre confrère du Progrès, était « dans les grandes exploitations »… avec un risque de « manque de bras ». Il déplorait alors que l’agriculture n’avait plus d’avenir à Vénissieux.
La rédaction d’Expressions s’associe au chagrin de la famille de Pierre Barioz et à ses proches et leur présente ses sincères condoléances.


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COMTE Annie
18 avril 2026 à 14 h 53 min
UN très GRAND ET très HONORABLE personnage dont la personnalité a marqué LA PROFESSION et la vie à Vénissieux; sa descendance hérite de son message avec reconnaissance et digne respect;
PETIT Gérard
1 avril 2026 à 21 h 15 min
Merci à ‘Expressions’ pour ce bel hommage à Monsieur Barioz
Au cours de mon enfance avec des membres de ma famille, j’ai de nombreux souvenirs des dimanches soir où nous allions chercher le lait à la ferme de Pierre Barioz. Aujourd’hui nous pouvons prendre conscience du privilège que nous avions d’acheter ce précieux breuvage qui était encore chaud, lors du retour dans nos foyers. Nous pouvions également en obtenir dans d’autres fermes de notre cité.
Pierre Barioz vouait une profonde passion pour son noble métier, désormais il a toute sa place dans la mémoire collective de Vénissieux.
Clément BARIOZ
1 avril 2026 à 19 h 12 min
Merci pour ce bel article à la mémoire de notre père.