Connectez-vous avec nous

Bonjour, que cherchez-vous ?

Actus

La CGT offensive face aux urgences sociales

À Vénissieux, à l’occasion de leur congrès départemental, 250 délégués CGT ont durci le ton face aux menaces sur l’emploi, la sécurité au travail et la poussée de l’extrême droite.


C’est à Vénissieux, à la salle Joliot-Curie, que s’est déroulé du 21 au 23 avril le 44e congrès de l’union départementale de la CGT. 250 délégués, représentant 20 000 salariés du Rhône et de la métropole, ont adopté une motion offensive, centrée sur la défense de l’emploi, le refus des licenciements, l’augmentation des salaires et pensions ainsi que sur la mobilisation autour de la remise en cause du 1er mai.

Des revendications qui font écho à la situation du territoire vénissian. « Plusieurs entreprises du territoire et notamment de la vallée de la chimie sont menacées », alertait à la mi-avril Gilles de Gea, secrétaire général de l’union locale. Il citait alors Domo Belle-Étoile, la raffinerie Total de Feyzin, Renault Trucks, Kem One, et s’inquiétait même de la survie de l’Urssaf, « qui pourrait être un service public de plus qui ferme à Vénissieux après les impôts ».

Dans un autre registre, la question de la sécurité au travail a occupé une place centrale dans les échanges. « La France est l’un des pays européens où l’on meurt le plus au travail », insiste Maud Millier, tout juste élue secrétaire générale départementale. Qui annonce que le mouvement se constitue partie civile aux côtés des familles dans l’affaire du décès d’un ouvrier intérimaire dans l’usine Lustucru de Saint-Genis-Laval. L’objectif ? « Avoir accès à l’ensemble des éléments du dossier pour faire des préconisations sur les conditions de travail, les process, etc. »

Sur un plan plus politique, la lutte contre l’extrême droite a été affirmée comme un axe prioritaire. « Quelques semaines après les élections municipales, où le RN a gagné plusieurs villes en France », rappelle la secrétaire générale.

Dans ce contexte tendu, le syndicat se félicite toutefois de deux années consécutives de la progression de ses effectifs, tant au niveau national que départemental, et se réjouit de l’arrivée dans ses rangs de jeunes travailleurs, et d’une quasi-parité hommes-femmes dans les nouvelles adhésions. « Cette progression n’est pas un hasard : elle traduit une attente forte des salariés face à la dégradation des conditions de travail et à la précarisation », conclut Maud Millier.

 

Cliquer pour commenter

Laissez un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Vous aimerez également

Sports

Après le décès de Frédéric Cessin, son responsable sportif, le club des Arts Martiaux du Centre a su se reconstruire. Il a même retrouvé...

Actus

Retardé par un recours en février 2025, le projet immobilier va pouvoir être lancé. Il consiste en la construction de 94 logements et d’une...

Actus

Dans le cadre du dispositif E-LRO, une classe de 3e du collège Michelet a imaginé une exposition avec le centre d’art Madeleine-Lambert.

Actus

Cette année, le souvenir de la victoire contre le nazisme a résonné avec celui des massacres perpétrés le même jour dans l’Est algérien.

Actus

Impossible d'oublier son empathie naturelle et sa gentillesse. Lazare Abouchaiba, ancien gérant d'AB Mivia, nous a quittés ce mardi 5 mai.