La “Stratégie du 24 juillet” confirmée

Après un an d’expérimentations, la préfecture du Rhône a annoncé le renouvellement du dispositif de sécurité nommé “Stratégie du 24 juillet”, sur les six communes du Grand Lyon concernées, dont Vénissieux.

C’est un bilan positif pour le préfet du Rhône, Pascal Mailhos. Un an après avoir mis en place un nouveau dispositif de sécurité, la “Stratégie du 24 juillet”, le préfet ainsi que le procureur de la République, Nicolas Jacquet, le directeur départemental de la sécurité publique Nelson Bouard, en concertation avec les communes concernées, ont décidé de renouveler leur collaboration.

En partenariat avec les maires de Vénissieux, Michèle Picard, de Lyon, Grégory Doucet, de Bron, Jérémie Bréaud, de Vaulx-en-Velin, Hélène Geoffroy, de Rillieux-la-Pape, Alexandre Vincendet, et de Villeurbanne, Cédric Van Styvendael, ce dispositif vise à apporter une réponse collective aux actes de délinquances et d’incivilités dans les communes.

Les six maires des communes concernées par le dispositif « Stratégie du 24 juillet » sont satisfaits des résultats obtenus.

Ce partenariat, nous l’avions depuis des années. Depuis 2020, il est formalisé, nous avons, par mairie, des réunions tous les deux mois. Nous ciblons des endroits problématiques, nous prenons des actions, nous en analysons les résultats et nous pouvons ensuite réajuster ensemble les axes, les adresses, etc.”, décrit Michèle Picard, maire de Vénissieux.

Rodéos, stupéfiants, tranquillité publique…

Depuis un an, des actions ont été réalisées dans la lutte contre les stupéfiants avec près de 1 280 opérations et 416 interpellations sur l’ensemble des six communes grâce à la coordination entre la police nationale et municipale et au renfort de 144 policiers sur la métropole. 196 interventions concernant des rodéos urbains ont été comptées, ce qui a mené à 16 condamnations à de la prison ferme.

 

 

De son côté, le procureur envisage de continuer “le renforcement de la politique pénale face à la violence sur la voie publique sur l’ensemble du territoire” ainsi qu’une territorialisation de la réponse pénale afin d’apporter une solution personnalisée à chaque commune.

Avec la mise en place de ce dispositif, l’édile de Vénissieux est satisfait du chemin accompli, mais tient à rappeler que c’est un travail de fond qui peut prendre du temps.Les habitants sont satisfaits de voir les polices et des personnes investies dans leurs rues, car elles sont visibles. Mais ils restent exaspérés sur la question des mortiers, de la nuisance le soir, des rodéos, des stupéfiants Malgré tout le travail réalisé, avec des démantèlements très nombreux, le réseau se déporte. C’est un travail de fond, il y a l’urgence de l’habitant et malheureusement le temps d’une ville, d’une métropole, d’une enquête ou de la justice qui n’est pas forcément le même. Ça ne veut pas dire qu’on ne s’en occupe pas. Mais sur les stupéfiants, on voit les résultats après plusieurs mois.

L’autre aspect qui me semble important, c’est que le nombre de douaniers dans ce pays a fortement diminué et c’est une vraie problématique. Des choses rentrent dans le pays et nous devons ensuite le gérer. Il faut accentuer leur travail et leur nombre. Donc oui, les choses s’améliorent, mais tant qu’il restera des mortiers, des rodéos, des stupéfiants, on n’aura pas réglé la totalité de la situation.

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