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Reconversion des fonderies Duranton-Sicfond : 2 000 emplois attendus

Sur le site des anciennes fonderies Duranton-Sicfond, le parc d’activités Deltalys verra le jour d’ici 2023, avec 2.000 emplois à la clé.

Parc Deltalys, le futur parvis piéton. Visuel © groupe em2c

Sur le site des anciennes fonderies Duranton-Sicfond, le parc d’activités Deltalys verra le jour d’ici 2023. Surfaces végétalisées et « esprit campus » seront à l’honneur.

C’est un immense espace de près de six hectares, situé entre le périphérique et l’avenue Viviani, face au Grand Parilly et au Pôle automobile de Vénissieux. Ici, entre 1926 et 2009, des milliers d’ouvriers ont fait vivre les fonderies Duranton-Sicfond, avant que l’entreprise ne fasse l’objet d’une mise en liquidation judiciaire (lire ci-dessous). Le site va finalement renaître grâce un nouveau projet, porté par la Métropole et la Ville, avec le groupe em2c et le fonds d’investissement Ginkgo en charge de la réalisation. Cette opération d’ampleur va donner naissance à un vaste parc d’activités mixte (bureaux et zones de production), sur une surface de plancher de 61 000 m2. Elle dispose d’un budget global de 120 millions. Une fois terminées les opérations de dépollution du site — qui débuteront en janvier pour se terminer en septembre 2020 — 36 mois de travaux sont à prévoir.

Du côté d’em2c, on met en avant « un esprit campus » qui permettra aux 2 000 usagers du site de bénéficier d’espaces végétalisés « généreux et accessibles » avec des buttes arborées offrant « des lieux où s’isoler, échanger et se détendre ». Et de préciser que « cet espace de vie » sera « un lieu de sociabilité, protégé et en recul de la rue, qui pourra accueillir également des manifestations ponctuelles ou des foodtrucks ». Point important pour les riverains, le site n’accueillera aucune activité nécessitant le passage de poids lourds.

La première tranche comprend la construction de trois concessions automobiles (10 000 m2²), dont deux (BMW-Mini et CarNext.com) ont été déjà réalisées. La seconde tranche intégrera la réalisation de trois bâtiments allant du R + 3 au R + 4, sur une surface de 25 000 m2, avec près de 600 places de stationnement en surface et en sous-sols. À plus long terme, une troisième tranche de 26 000 m2 de surface de plancher, dont les bâtiments donneront directement sur l’avenue Viviani, viendra compléter le programme.

L’économique au service de la ville

« Nous allons accueillir des entreprises tournées vers le service, qui ont besoin de surfaces dédiées autant à l’activité qu’aux bureaux, a précisé Yvan Patet, président du groupe em2c, à l’occasion de la visite de territoire menée par la Ville dans le quartier du Moulin-à-Vent. Nous avons mis en place un programme immobiliser qui reçoit sur sa partie basse des bâtiments d’activité productive, et sur le toit de ces immeubles, on trouvera des bureaux en lien avec ces activités. »

« Lorsqu’il reste des friches ou des bâtis après le départ d’une entreprise, la Ville a imposé dans le PLU-H que les zones dédiées à l’activité et à l’économie le restent, a rappelé le maire, Michèle Picard. Nous avons besoin de l’activité économique, ce qui renforce l’attractivité de la ville. Nous avons un patrimoine industriel et économique, avec de grandes entreprises internationales et d’autres plus petites. Une ville se fabrique comme un puzzle, avec des ajouts successifs qui se complètent. »


DURANTON-SICFOND, UNE HISTOIRE INDUSTRIELLE ET SOCIALE

Début 2009, la grève avait duré plus d’un mois. Photo : © archives Expressions

Les fonderies Duranton-Sicfond font partie de la grande histoire industrielle de Vénissieux. Elles sont nées en 1970 de l’union de deux entreprises : la fonderie Duranton, spécialisée depuis 1886 dans les alliages cuivreux, et Sicfond spécialiste des alliages légers depuis 1946. Il y a une vingtaine d’années, le site de Vénissieux employait encore près de 300 personnes.
Les fonderies Duranton-Sicfond ont ensuite été cédées en 2005 à la société Saint-Jean Industries, avant de faire l’objet d’une mise en liquidation judiciaire en 2009. Les 108 salariés qui restaient, soutenus par les élus et la population, avaient alors lutté jusqu’au bout pour sauver leur outil de travail. En vain.

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