Lutte contre les trafics : des résultats encourageants

Le préfet Pascal Mailhos était à Vénissieux ce matin pour faire un premier bilan, aux côtés de Michèle Picard, du dispositif des Quartiers de reconquête républicaine (QRR).

Début 2019, 25 policiers ont été affectés au commissariat de Vénissieux, dans le cadre du dispositif des Quartiers de reconquête républicaine (QRR), mesure phare de la nouvelle Police de sécurité du quotidien (PSQ). Objectif affiché de ce dispositif national : améliorer le quotidien des habitants, en s’attaquant notamment aux trafics et aux incivilités.

Neuf mois plus tard, le préfet de la région Auvergne Rhône-Alpes et du Rhône, Pascal Mailhos, a convié la presse au commissariat de Vénissieux. Après avoir assisté à un contrôle de vitesse boulevard Jodino, le représentant de l’État, accompagné du maire, Michèle Picard, a mis en avant des résultats positifs, notamment dans la lutte contre les trafics.

« Augmenter significativement les effectifs nous a permis de créer des groupes de voie publique, de renforcer l’action dans la lutte contre les stupéfiants et l’économie souterraine », a-t-il assuré. Avant de préciser que 90 kg de produits ont été saisis et 20 personnes écrouées cette année. « Ces résultats effectifs » aboutissent selon lui à « moins de violence, moins de trafics, et évidemment plus de tranquillité et de sécurité au quotidien ».

Pascal Mailhos dit aussi avoir apprécié l’effort de dialogue des fonctionnaires avec la population. « Ce qui important, c’est d’expliquer, de rencontrer, de pouvoir débattre avec la population des conditions dans lesquelles ils vivent. Et donc d’axer les opérations sur la perception qu’ont les habitants de ces quartiers », a-t-il observé, soulignant que « les vols à la tire, les cambriolages et les violences ont significativement diminué ». À propos des violences faites aux femmes, le préfet a salué la qualité du dispositif mis en place localement. « Ce que j’ai apprécié à Vénissieux, c’est que la chaîne est complète : de la prise de plainte à la mise à l’abri de la victime, jusqu’à la mise hors d’état de nuire du mis en cause puis au soutien psychologique dans la durée des victimes ».

Un travail de fond
« J’avais demandé en décembre 2017 que la Ville puisse intégrer le dispositif PSQ, a rappelé Michèle Picard. Vénissieux était déjà en zone de sécurité prioritaire (ZSP). Nous avions donc déjà l’expérience de ce travail de partenariat avec les polices nationales et municipales, les différents services de la Ville et les associations. »

Le travail est toutefois loin d’être achevé. « Tout n’est pas encore parfait pour les habitants, et ils le disent, constate l’élue. Dans certains quartiers, lorsque le travail de la police est important, on subit des dégâts collatéraux avec par exemple plus de véhicules incendiés. […] Lorsque vous démantelez un trafic dans une tour, ça va tout de suite mieux pour les habitants. Mais il reste encore l’économie souterraine, le blanchiment… C’est un travail de fond souterrain qui demande du temps. »

La commissaire divisionnaire Vanessa Mazière, chef de la division regroupant les commissariats de Vénissieux, Lyon 3e, Lyon 6e et Lyon 7e, a précisé pour sa part que depuis le 1er janvier, outre les 90 kg de résine et d’herbe de cannabis mentionnés plus haut, 80 000 € ont été découverts et 35 000 € de fausse monnaie détruits. La police a aussi mis la main, lors de perquisitions ou de contrôles, sur des menottes ou des gyrophares.

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