Le Réseau d’alerte et de solidarité veut étendre son action

Le « Réseau d’alerte et de solidarité des Vénissians » met la dernière main à une charte pour clarifier et étendre son action contre les expulsions locatives et les coupures d’énergies (électricité et gaz). Baptisé “Des besoins pour vivre dignement”, cette “plateforme” « remet à plat nos convictions et les réponses attendues des acteurs du logement : Ville, Métropole, préfecture, Etat, expliquent André Mazuir et Jean Mollard, animateurs du réseau. Il s’agit d’actualiser et de préciser des revendications, pour aider  aussi à créer des rassemblements plus larges dans la lutte pour la dignité humaine ».

Un collectif efficace

Créé en 1997, le réseau a d’abord été informel, mobilisant dans l’urgence les bonnes volontés militantes de partis politiques (PCF, LO, MRC, PG…), de syndicats (CGT, LSR…), d’associations (DAL, AC, CNL, SPF, Mouvement de la paix…). Il ne s’est constitué en association loi 1901 qu’en 2001, pour devenir un interlocuteur juridiquement reconnu des pouvoirs publics et des bailleurs. Un collectif efficace, qui a empêché chaque année une cinquantaine d’expulsions à Vénissieux. « Prévenus par diverses sources dans le parc locatif et dans la ville, épaulés par des élus, soutenus par les arrêtés anti-expulsions du maire, nous parvenons à éviter que des familles soient jetées à la rue, en nous opposant au recours à la force publique, pacifiquement mais avec détermination », raconte André Mazuir.

“Une pratique barbare”

« Vous savez, une expulsion, c’est une pratique barbare dont on ne se remet jamais vraiment et qui ne règle rien, ajoute Jean Mollard. Il faut s’attaquer à ce qui est à la racine des problèmes de logement : les loyers trop chers, le chômage, la baisse des minimas sociaux, l’exclusion… » Le réseau demande par exemple la refonte de l’hébergement temporaire d’urgence. Et balaie d’un revers de main l’argument de « mauvais payeurs » qui abuseraient de la patience des bailleurs : « L’immense majorité des gens concernés ne trichent pas, assure André Mazuir. Ils ont des ressources insuffisantes, faute de travail souvent, ont pu se laisser piéger par des crédits à la consommation, avoir eu un souci de santé, une séparation qui laisse seul et démuni… »

Travailler en amont

Au fil du temps, le Réseau d’alerte et de solidarité des Vénissians agit de plus en plus en amont de l’expulsion ou de la coupure, et agit aussi sur les questions de santé, en coordination avec d’autres organisations (Secours catholique, fondation Abbé Pierre, RESF, Emmaüs, ATD Quart Monde…). La nouvelle “plateforme” vise justement à jeter des ponts vers ces partenaires, actuels ou potentiels, et les interlocuteurs institutionnels, en clarifiant ses positions.

SOIRÉE RENCONTRE

Le samedi 25 février, à partir de 18h30 à la maison des fêtes et des familles, le réseau organise une soirée de rencontre et d’échanges suivie d’un “repas de la solidarité”. Les débats enrichiront la plateforme “Pour vivre dignement”. Le dîner, concocté bénévolement par l’association Ymmne et l’équipe du réseau, permettra de récolter quelques sous pour aider les familles en difficulté. Inscriptions au 06.32.79.71.65 ou au 06.74.39.78.41

Contact : 04 72 50 12 81  ou reseau.alerte.solidarite@gmail.com

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