La nouvelle maison des mots

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Ce sera chose faite en janvier prochain : l’Espace Pandora déménage du 7, place de la Paix et s’installe au… 8. “Nous serons opérationnels dès le 23 janvier et la venue de Samira Negrouche, notre nouvel auteur en résidence, commente Thierry Renard, directeur de l’association. Une pendaison de crémaillère officielle aura lieu un peu plus tard, avec plusieurs écrivains et nos partenaires.”

Projet de longue date, l’installation a pu être réalisée en collaboration avec la Ville et grâce à l’appui financier de Vinci, “qui a permis de lancer l’aventure”. En véritable cheville ouvrière, Henri Thivillier, élu à l’urbanisme lors du mandat précédent et membre actif de Pandora, a su conseiller judicieusement l’association et l’aider à concrétiser ses envies.

Le 8, place de la Paix comprendra donc un espace public et des bureaux privés. “Nous allons développer trois axes en plus de ce que nous faisons actuellement”, précisent encore Thierry Renard et sa chargée de communication, Marie-Caroline Rogister.

Le premier sera une librairie. “On y trouvera nos livres, édités à La Passe du vent, et ceux des éditeurs amis : Le Bruit des autres, La Fosse aux ours, La Rumeur libre… C’est symbolique de dire qu’on pourra acheter des livres place de la Paix.”

Marie-Caroline évoque même “un circuit du livre dans la ville” avec, dans un périmètre proche, l’Espace Pandora, la boîte à lire installée juste en face et la médiathèque Lucie-Aubrac.

Dans un deuxième temps, Pandora pourra faire appel à un libraire professionnel — Terre des livres dans le 7e arrondissement de Lyon — pour avoir sur place, “non pas une véritable librairie avec toutes les nouveautés mais au moins une pochothèque. Des livres pas chers qui constituent un fonds de classiques et d’ouvrages inscrits aux programmes scolaires”.

Pandora et la médiathèque Lucie-Aubrac vont également mettre en place un partenariat : “Nous pourrions devenir un centre de ressources en littérature et poésie contemporaines, avec possibilité de consultation sur place et, pourquoi pas plus tard, de prêt. Nous avons déjà plusieurs milliers d’ouvrages à proposer.”

L’équipe reprendra les ateliers d’écriture au sein même de l’Espace Pandora, tandis que ceux réalisés avec des collèges ou des écoles primaires continueront à se dérouler dans leurs murs respectifs. Enfin, l’idée d’une université pour tous est très présente dans les esprits, qui proposerait des conférences sur des thématiques différentes, telles que l’histoire, la politique culturelle, la poésie, le spectacle vivant, la philosophie… Avec aussi des scènes ouvertes.

La grande différence avec notre ancien lieu va être de pouvoir sortir de l’invisibilité et de pouvoir à nouveau accueillir du public. Pour devenir une sorte de maison des mots.”

Note : vous pouvez continuer à jouer avec l’Espace Pandora et l’opération Puissance Dix autour des 10 mots (avatar, canular, émoticône, favori, fureteur, héberger, nomade, nuage, pirate, télésnober). Jusqu’au 31 mars, vous pouvez utiliser un ou plusieurs de ces mots dans des textes ou les illustrer par images, sons, vidéos, contributions plastiques. Renseignements : 04 72 50 14 78 espacepandora [at] free.fr

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Une pensée sur “
La nouvelle maison des mots

  • 11 janvier 2017 à 6 h 46 min
    Permalink

    La multinationale Vinci, maitre d’ouvrage des prisons et des grands travaux inutiles (aéroport Notre-Dame des Landes…)?????

    La même Vinci des liens  »public-privé » et les conflits d’intérêts qui vont avec ???????

    Pour un poète civil qui pérore peu après sur son Facebook :

    « Ici avec moi
    pour stopper la vieille année
    et toutes les armées néolibérales d’Europe »

    « Stopper toutes les armées néolibérales d’Europe grâce à l’appui financier de Vinci » n’est dès lors plus très crédible.

    Ne faisons pas trop la fine bouche, d’autres n’ont rien à manger. (Entendez non pas notre liberté d’EXPRESSION).

    Cette contradiction ne se verra pas trop. L’air du temps est schizophrène ou froidement communicant. Un ex premier ministre en campagne peut se présenter comme candidat antisystème, plus personne pour juger l’arbre à ses fruits.
    Ce n’est pas grave, on pardonnera tout à notre Cher ami Thierry depuis que la poésie est une langue morte.
    mais tout de même :
    Babylone, tu déconnes.

    Albert Guignard

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