Future cuisine centrale, ça avance

Ecole primaire de Parilly. Self

Les maîtres d’oeuvre de la reconstruction de la cuisine centrale de Vénissieux ont été désignés lors du conseil municipal du 2 février. Soumises à de nombreuses contraintes (réglementaires, budgétaires…) peu de municipalités maîtrisent encore leur restauration collective, le plus souvent attribuée à des prestataires privés.

Une volonté politique assumée
Ce choix d’un centre de préparation culinaire communal est contesté par Christophe Girard, du groupe Rassemblement pour Vénissieux (droite et centre), qui a dénoncé, lors du conseil, « une aberration » et « un parti pris idéologique ». Pour le maire de Vénissieux, « C’est bien l’affirmation d’une volonté politique ! On peut effectivement tout déléguer au privé, quitte à perdre le contrôle qualitatif et l’équilibre nutritionnel des repas, estime Michèle Picard. Ça n’est pas notre démarche, et je sais que les familles sont soulagées, d’apprendre que la Ville garde une emprise publique sur des enjeux aussi importants que la santé ou encore l’éducation ».

Quel rapport qualité / prix ?
Contestant l’avis de Rassemblement pour Vénissieux selon lequel une cantine 100% municipale est « une solution qui pénalise les familles par le prix des repas », Jean-Maurice Gautin (adjoint au maire en charge notamment des ressources humaines) a rappelé qu’avec « des repas soignés et variés, mis en place par des professionnels, une diététicienne, avec une confection rigoureuse et encadrée, ce service est de qualité. Il ne faut pas perdre de vue que pour certains bénéficiaires, c’est le seul repas équilibré de la journée. Nous refusons de déléguer au privé un travail qui, pour être moins cher, serait de moins bonne qualité et qui nous imposerait les menus, a lancé l’élu avec force. Pour ce qui est au coeur de nos politiques publiques, nous répétons aux intégristes de la privatisation : non, non et non ! » Rappelons que le prix maximum d’un repas est de 3,45 euros pour un Vénissian (l’un des plus bas de l’agglomération lyonnaise) pour un coût de revient de 10 euros.

Le calendrier
Le choix définitif des entreprises pour la reconstruction de la cuisine centrale sera fait en février 2017 et les travaux débuteront 3 mois plus tard, pour une mise en service prévue à la rentrée 2018. A cette date, la nouvelle cuisine centrale aura une capacité de production de 6.000 repas par jour, livrés aux écoles, aux crèches et aux résidences pour personnes âgées.

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