Heureux événement sur les toits de Vénissieux

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Pour garantir leur tranquillité mais aussi parce que ces oiseaux sont protégés et peuvent faire l’objet d’un trafic, nous tairons l’emplacement exact de leur nid. Disons qu’ils nichent en haut d’une tour très haute à proximité du boulevard périphérique.

Ce sont les bénévoles de la Ligue de protection des oiseaux (LPO) qui les ont repérés. Un repérage facilité par le fait que les faucons pèlerins conservent souvent le même abri durant plusieurs années. “Une petite plateforme avait été aménagée sur cette tour en 2010, explique Pascal Gualguen, qui suit particulièrement cette espèce de rapaces à la LPO. Au début du printemps un couple est venu s’installer. Trois petits sont nés le 10 avril. Ils ont pris leur envol à la fin du mois de mai.”

Ce grand saut dans le vide a mobilisé pas moins d’une dizaine de bénévoles. “C’est un moment très sensible car les jeunes se retrouvent fréquemment à terre. Dans un environnement urbain, c’est très dangereux. Pour un des trois oisillons, on a frôlé la catastrophe.”

Si la présence de faucons pèlerins en ville n’est pas rare, les naissances le sont beaucoup plus. “C’est la seule nichée recensée dans le Rhône cette année. Dans tout le département, le nombre de faucons pèlerins se compte sur les doigts des deux mains. Pour en trouver davantage, il faut aller dans le Jura où ils nichent dans les falaises. Mais dans toute la France on ne compte pas plus de 1500 couples.”

La petite famille ne quittera pas Vénissieux avant un ou deux mois. Les jeunes font actuellement leurs gammes au-dessus du périphérique. Ils apprennent à chasser en piqué, avec des pointes à plus de 300 km/h. Leurs proies ? Principalement des oiseaux : des pigeons, des passereaux, des étourneaux…

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